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Robin Cook sur la Toile et ailleurs

Finalement, Robin Cook n’est pas très présent sur la Toile… Ou s’il l’est, c’est en définitive sur peu de sites. Il est reconnu, certes, prisé des connaisseurs, c’est entendu, mais sa notoriété dépasse difficilement la sphère des amateurs du genre. Et même des amateurs avertis.

A quoi cela est-il dû ? Son talent y serait-il pour quelque chose ? Un peu surestimé ?

Je ne peux pas le penser, étant moi-même touché par son style (oui, je sais, il ne s’agit que de traductions… mais quelles traductions quand on parle notamment de Jean-Paul Gratias !) et par les sujets qu’il traite…

Comment de nouveaux lecteurs pourraient se pencher sur un écrivain aussi peu mis en avant ?

Pour essayer de répondre à la question, je vais tenter de me souvenir de ma première approche du monsieur. Ma première rencontre. Elle ne s’est pas faite en une fois. Il a fallu quelques circonvolutions pour arriver jusqu’à lui.

La première fois que j’en ai entendu parlé, que son nom m’est apparu comme un nom à retenir, ç’a été à la suite de la lecture du Red Riding Quartet de David Peace. On (je ne sais plus où, je ne sais plus qui) évoquait des liens entre celui-ci et James Ellroy, bien sûr, mais également Robin Cook. Ce nom ne m’était pas familier, pas étranger, j’avais dû passer à côté à plusieurs reprises sans m’y arrêter. Comme quoi, la comparaison entre écrivains a parfois du bon. Parfois réductrice, quand on limite Peace justement à un sous-Ellroy, parfois enrichissante quand elle permet au lecteur de trouver de nouvelles prairies où paître.

Je me souviens que ce nom que je n’avais pas entendu et auquel je suis devenu attentif m’est alors apparu souvent. Dans les évocations des afficionados, je m’y arrêtais, quand auparavant mon regard glissait dessus.

Il faut y être sensibilisé pour s’intéresser à un écrivain. Se créer ses propres chemins, ses propres références, pour explorer certains chemins, en découvrir de nouveaux. Cela ne se fait pas en un jour. J’ai découvert alors que l’auteur m’avait déjà touché par l’intermédiaire des deux adaptations cinématographiques françaises d’un de ses romans, On ne meurt que deux fois de Jacques Deray et, surtout, Les mois d’avril sont meurtriers de Laurent Heynemann. Deux films qui m’avaient touché mais dont bizarrement (je dis bizarrement parce qu’habituellement quand un film me plait et qu’il s’agit d’une adaptation, je cours ouvrir le bouquin dont il s’est inspiré), je n’avais pas été cherché l’origine.

J’ai alors découvert qu’il avait réellement suscité l’intérêt de pas mal de monde. Qu’il y avait quelques endroits où aller pour le découvrir un peu mieux. J’y suis allé une fois ses livres découverts et ma curiosité aiguisée par la qualité que j’y avais découvert.

La revue 813, publication de l’association du même nom (présente sur le Net par ici), lui a consacré plusieurs articles. Elle lui a notamment consacré un numéro spécial, son numéro 100, c’est dire l’importance qu’elle donne au monsieur.

Mais c’est grâce au site de Patrick Galmel, Pol’Art Noir, que j’ai découvert le monsieur. Une référence ce site, une mine à consulter pour découvrir encore et encore.

Publié chez Rivages, on peut dire que son éditeur, François Guérif, s’est quand même donné du mal, s’investissant dans sa reconnaissance, au sein par exemple de l’association « 813 » évoquée plus haut et dont il est l’un des membres influents, écoutés, ou en signant cet article dans l’encyclopédie Universalis et dont seulement un extrait est visible sans abonnement. J’ai eu accès à cet article et c’est bien F. Guérif qui l’a signé…

Malgré les efforts de tous ces gens, Robin Cook ne bénéficie pas de la reconnaissance qu’il mériterait… à mon humble avis.

Je vais maintenant vous dire ce que je sais de lui (pioché dans les différents endroits dont j’ai déjà parlé) et surtout quel a été son parcours littéraire, quelles sont ses œuvres et comment elles s’enchaînent.

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