Ellroy sur la route

En 1986, Ellroy répond à une commande. Il est en pleine conclusion de la trilogie Lloyd Hopkins quand il commet Un tueur sur la route (Silent terror). Un roman à part dans sa bibliographie, pas uniquement parce qu’il s’agit d’un sujet qu’il n’a pas choisi mais aussi parce que le traitement qu’il en fait n’est pas dans la lignée de ses autres ouvrages.

Avec ce roman, Ellroy revient à ce qu’il avait expérimenté avant Lloyd Hopkins, à savoir un roman à la première Un tueur sur la route (Silent Terror, 1986)personne. Mais cette fois, plutôt que de suivre les pensées et les actes d’un personnage placé du bon côté de la barrière, il nous offre le point de vue d’un tueur en série. Ses confessions et son parcours violent, sanglant, parfois à la limite du supportable.

Martin Plunkett analyse ou tente d’analyser sa folie, celle dans laquelle il a sombré, celle qui l’a vu dominé par celui qu’il appelle “super saigneur”, l’une des facettes de sa personnalité. Plunkett nous raconte son épopée meurtrière et ne nous épargne pas les détails. Il croise un autre sérial killer et l’homosexualité latente, déjà présente dans les romans précédents d’Ellroy, revient sur le devant de la scène.

Ellroy revient à ses deux premiers romans en écrivant une histoire de manière subjective et reprend certains thèmes présents dans la trilogie Hopkins, le point de vue du meurtrier. Les origines de sa folie. Mais le roman reste à la première personne et l’une de ses limites réside dans l’adoption de ce point de vue unique. L’une des autres limites étant peut-être l’intérêt qu’a porté l’écrivain à son histoire, peut-être déjà tout à son prochain opus, à cette affaire qui l’obnubilait depuis longtemps. Une certaine impatience.

Malgré tout, avec ce roman, Ellroy profite de la commande pour expérimenter. Il travaille sur son style et le traitement qu’il peut faire d’une histoire. Il utilise de manière répétée et pour la première fois les journaux. Il les cite allègrement, nous offrant des articles entiers. Ils sont une référence pour le narrateur, une manière d’avancer dans sa confession comme dans ses actes. L’importance des médias et du dialogue qu’ils offrent à ses protagonistes est un aspect important des romans d’Ellroy. Il développera ces citations en longueur dans ses romans suivants, les ajoutant aux autres citations d’écrits, mémos internes, compte-rendu de réunions ou encore unes ou titres d’articles… l’idée est là, en germe.

Le style, quant à lui, se fait plus rythmé, plus haché… Cette évolution se concrétisera avec le quartet à venir.

Ce roman d’Ellroy qui pourrait être pris comme une parenthèse dans son œuvre n’en est pas une. Il l’a exploité pour faire avancer sa construction d’une intrigue, pour évoluer comme à chaque roman. Un aspect apparaît ainsi de manière prégnante, il s’agit de son besoin de se documenter pour raconter une histoire… d’où l’importance de ces écrits qui débordent dans la narration même de l’intrigue.

Publicités

James Ellroy et Lloyd Hopkins

Après Fred Underhill et ses merveilles, sa recherche de moments qui font que la vie vaut la peine… de ces moments qui le poussent vers l’avant, Ellroy revient au présent et brosse le portrait d’un nouveau personnage central, Lloyd Hopkins.

Lloyd Hopkins est flic et il apparaît pour la première fois en 1984 dans Lune sanglante (Blood on the moon). Il apparaît pour la première fois lors des émeutes qui ont embrasé le quartier de Watts à Los Angeles en 1965. Il apparaît lors d’un Lune sanglante (Blood on the moon, 1984)épisode sanglant au milieu du chaos… Il n’est pas le premier à apparaître, un autre personnage l’a précédé, un poète, victime d’un viol un an auparavant.

Nous retrouvons ensuite Lloyd Hopkins au début des années 80, il est flic et sa réputation n’est pas forcément reluisante. Un bon flic mais inquiétant pour ses collègues, tellement épris de justice qu’il est prêt à dépasser certaines limites… Epris de justice et obsédé par les femmes. Lloyd Hopkins est un flic hors norme, capable de débusquer le crime là où d’autres n’avaient jusqu’ici rien vu… Un mano a mano va s’enclencher. Un mano a mano entre deux hommes étrangement semblables, étrangement proches, aux obsessions étrangement similaires. Ils ne concrétisent pas leur amour, leur obsession pour les femmes, de la même manière mais…

Ellroy avait privilégié un personnage dans ses deux premiers romans, nous décrivant leur itinéraire au travers de leur point de vue, faisant d’eux les narrateurs d’une intrigue à la première personne. Cette fois, l’écrivain se fait narrateur et observe de près deux individus, deux personnages passablement abîmés. Deux personnages dont l’origine d’un certain désordre psychologique est à chercher dans le passé. Un passé, encore une fois, si semblable.

D’où leur vient cette manière si différente de le conjurer ? De tenter de s’en affranchir ? Leur manière est-elle si différente ?

Ellroy nous offre un roman fort, très fort. Noir, très noir. Un roman qui marque, qui dérange, qui bouscule.

Le style d’Ellroy évolue, il gagne en précision, en concision, et s’adapte parfaitement à l’intrigue. Les personnages sont fouillés, leur côté sombre, inavouable est mis en lumière et l’âme humaine n’en sort pas forcément grandie.

C’est également une illustration de la société états-unienne, de la folie qu’elle engendre, de la paranoïa qui lui est inhérente…

La même année paraît le deuxième volet de ce qui sera une trilogie. Lloyd Hopkins revient et ses démons sont toujours présents même s’il en perçoit mieux l’origine et les conséquences en ayant accepté que certains souvenirs refassent surface.A cause de la nuit (Because of the night, 1984)

Dans A cause de la nuit (Because of the night), Lloyd Hopkins paie ses excès. Son intelligence au-dessus de la moyenne, ses capacités de déduction, de séduction, ne lui sont d’aucun secours. Au contraire. Sa femme et ses filles l’ont quitté et sa conception toute personnelle de la façon de mener une enquête l’isole. Sa passion excessive pour les femmes et son boulot s’est retourné contre lui.

Il doit avancer, se plonger dans le travail pour peut-être trouver une issue. Son boulot, ses méthodes, lui ont bien permis d’aller de l’avant, de purifier un peu le monde lors de son enquête précédente, même si elle lui a aussi apporté son lot de douleurs.

Alors Hopkins se plonge dans cette enquête sur un triple meurtre, il mène aussi des investigations sur la disparition d’un autre flic… Et il va directement dans un piège, tendu par un manipulateur, un homme capable de jouer avec l’esprit des autres et voulant se mesurer à celui du flic d’Ellroy. Un homme dont le destin pourrait paraître inéluctable.

Après avoir aidé son personnage central à se relever encore et encore dans l’opus précédent, le romancier l’enfonce, l’observe qui s’écroule. Il scrute en parallèle, comme dans l’opus précédent, celui que son personnage récurrent affronte, un psychiatre, “voyageur de la nuit”.

Avec cette trilogie, Ellroy a pris le virage du noir. De manière décisive. Il a pris ce virage et l’assume, apportant un souffle, une dimension au noir, qui n’est pas sans rappeler certains ainés… Affronter les pires penchants de l’être humain est ce qui semble intéresser Ellroy. Les pires penchants de l’humain dont son pays semble avoir provoqué l’éclosion, ou en tout cas, les avoir poussé à un certain paroxysme.

Le troisième et dernier opus de la série atterrit sur les gondoles d’outre-Atlantique en 1986. La colline aux suicidés (Suicide hill) achève de nous raconter la destinée de Lloyd Hopkins. Cette série qui devait comprendre cinq volumes La colline aux suicidés (Suicide Hill, 1986)s’arrête au troisième, son auteur désirant passer à autre chose. Après avoir chassé les démons de son personnage, avoir rendu floues les frontières entre le Bien et le Mal, il veut s’attaquer à ses propres cauchemars. Mais avant, il contemple une dernière fois la chute d’Hopkins…

Le monde est si proche des obsessions du personnage principal, sexe, violence, drogue, décadence… La société est dévoyée et Lloyd Hopkins ne peut tout changer. Son intelligence, un certain génie, sa violence, le condamnent. Tout comme sa recherche de l’amour…

De nouveau, le flic va devoir affronter un jumeau, un jumeau qui choisit pour parvenir à ses fins, assouvir ses rêves, de basculer du mauvais côté de la loi… C’est bien par amour qu’il commet ses méfaits, qu’il perpétue ses crimes mais l’addition va devenir salée, son parcours ensanglanté.

De son côté, Hopkins continue de payer ses égarements, loin de sa famille, dans le collimateur de ses supérieurs. Il continue de se perdre dans les méandres de son esprit, de ses convictions, de ses instincts et de sa vision de la manière de faire respecter la loi. Une vision qui penche bien souvent du mauvais côté aussi. Avec des méthodes plus que contestables.

Nous avons fini par nous attacher à ce personnage miné, plombé, dévasté. Nous avons fini par nous y attacher malgré tout, remettant sans cesse en question nos propres convictions pour mieux le suivre, le comprendre. Nous avons suivi Ellroy loin, très loin, emporté par un conteur hors pair qui n’en a pas fini avec nous. Un conteur qui de nouveau nous décrit sa ville, y retourne avant de s’y plonger complètement dans un quatuor qui marquera le roman noir, qui confirmera que le roman noir a toute sa place dans la littérature. Quoi qu’on en dise.

James Ellroy, premiers romans

James Ellroy débarque dans le roman noir, dans le roman tout court, en 1981. Son premier bouquin s’intitule Brown’s requiem de ce côté-ci de l’Atlantique comme de l’autre.

Brown's Requiem (1981)L’écrivain débutant qu’est alors James Ellroy commet un roman policier aux allures classiques. Un privé prend la parole, la plume, et nous raconte son quotidien. Un privé spécialisé dans la récupération de voitures aux traites impayées. Un privé qui en a bavé, qui lutte contre certains penchants, l’alcool, la drogue. Un privé ancien flic, comme il se doit, flic viré pour une affaire qui lui reste en travers de la gorge. Désabusé, donc, Fritz Brown arpente les rues de Los Angeles en écoutant Beethoven ou Brahms. Le décor est planté. Le style est direct.

L’histoire débute dans la routine quotidienne de Brown, routine qui sera bientôt chamboulée. Chamboulée par une affaire qu’il accepte parce qu’elle paraît simple. Surveiller la sœur de son client et voir ce qu’elle fricote avec un homme bien plus âgé qu’elle, voir et comprendre. Cette affaire va réveiller de vieux souvenirs et s’avérer être, peut-être, le moyen pour Brown de gommer un passé dont il ne peut se défaire, un passé qui le hante, qu’il ressasse, sans réussir à l’oublier. A oublier ses ressentiments.

Nous sommes dans une histoire classique. Une enquête menée par un dur à cuire, un blasé, une enquête qui va se révéler sordide. Les personnages sont à l’avenant, détruits, destructeurs… Et Brown va devoir accepter d’aller très loin, beaucoup plus loin que ce que le petit confort dans lequel il s’est installé devrait lui permettre d’accepter.

Nous arpentons les rues de Los Angeles sur une bande-son classique, à la suite d’un homme hanté par des démons, en découvrant d’autres dont le moindre n’est pas le souvenir d’une affaire de la fin des années quarante, une femme coupée en deux et retrouvée dans un terrain vague, une certaine Elizabeth Short. Nous arpentons les rues de Los Angeles, ses fairways et ses greens… A la suite d’un homme qui, pour atteindre la rédemption, devra s’enfoncer profondément. Du côté des incendiaires, des obsédés sexuels et des femmes perdues.

Un an plus tard, Ellroy commet son deuxième roman, Clandestin (Clandestine dans la langue de Shakespeare).

Un deuxième roman qui nous ramène en Californie, à Los Angeles. Après les années soixante-dix, nous arpentons la ville dans les années cinquante.

Nous arpentons la ville à la suite d’un flic, Fred Underhill. Un flic plein d’ambition, motivé mais qui va se casser les dentsClandestin (Clandestine, 1982) sur une affaire. Underhill nous raconte son histoire à la première personne… Nous le suivons de près, quand son partenaire se fait tuer, quand il décide d’aller jusqu’au bout pour résoudre une affaire qui le touche. Une enquête sur des femmes étranglées qui le fera basculer, qu’il menera clandestinement et qu’il ne pourra pas résoudre avant qu’une nouvelle victime tombe quelques années plus tard. Underhill s’aventure loin, côtoie des flics pas toujours reluisants, parmi eux, un certain Dudley Smith. Underhill va tempérer ses ambitions, se fracasser à une réalité dont il se pensait immunisé… Pas si simple. Pas si simple quand on croise un ado de douze ans devenu orphelin après le meurtre de sa mère, quand on croise d’autres femmes étranglées, quand on finit par redouter pour la sienne…

Ellroy nous offre, pour ce deuxième roman le portrait d’un homme qui dégringole, qui se relève, qui chute encore et qui en arrive à chercher une certaine rédemption. Un livre comme un écho au premier, avec ses golfs, ses femmes, ses trafics. Dans un Los Angeles encore marqué par le meurtre irrésolu d’une femme quelques années plus tôt, une femme coupée en deux…

Le style est direct, pas encore à la mitraillette, mais déjà reconnaissable. Les personnages sont fouillés, auscultés jusqu’au plus profond de leur âme.

En deux romans, Ellroy s’est créé un univers, a couché sur le papier quelques unes de ses obsessions. Il s’est livré, s’est exposé, sans que l’on sache jusqu’à quel point… Une démarche qui touche, qui fait mouche, qui bouscule.

En deux romans, il a rendu hommage à une ville et décrit la noirceur d’une société…

Ellroy dans mon antre

Ellroy s’est fait une place sur mes étagères il y a déjà un moment. Impossible de me souvenir si c’était à la suite d’un article élogieux ou d’autre chose… Je sais qu’il est arrivé dans mon univers avant que je ne m’intéresse de manière approfondi à un genre en particulier. Il est arrivé parce qu’une certaine presse fait de lui un écrivain qui rend poreuses les limites du roman noir… comme s’il y avait des limites et comme si les autres genres étaient plus grands, plus intéressants, plus profonds.

Plusieurs possibilités pour expliquer l’irruption de l’angelin dans mon voisinage. Il y a d’abord celle de l’article dont je parlais plus haut. Il y a ensuite celle de la vision d’une adaptation d’un roman du bonhomme, du style L.A. confidential de Curtis Hanson. Quels que soient la raison et le moment de son arrivée, elle n’est pas si ancienne que cela… Il me semble que j’avais vu l’adaptation cinématographique et que devant la réussite qu’elle était, je m’étais méfié du roman qui l’avait inspiré, sûrement influencé en cela par Stanley Kubrick qui affirmait qu’un bon roman ne fera jamais un bon film, qu’il l’avait compris après avoir adapté Lolita et qu’il n’avait plus commis l’erreur ensuite, choisissant toujours des œuvres moyennes… Réflexion du cinéaste sûrement appréciée par Arthur C. Clarke et Anthony Burgess (à moins qu’il ne l’ait finalement faite qu’après les avoir adaptés) ou encore Stephen King…

Bref, j’ai commencé, ça j’en suis sûr, par la trilogie Lloyd Hopkins, l’une des rares incursions du romancier dans le présent, un présent assumé et réel. Ou réaliste. Il y en a eu d’autres.

Ce fut sûrement une bonne façon d’entrer dans son œuvre puisque j’en ai lu la totalité depuis. Et que je ne vais pas tarder à la parcourir de nouveau.

Petit condensé de James Ellroy sur la toile

James Ellroy, auteur que j’aborde aujourd’hui ici, après bien d’autres, est un auteur plus que présent sur la toile. Vous n’aurez aucun problème à trouver des informations sur lui, son œuvre et, pourquoi pas, ses opinions, ses provocations. Un auteur qui, quand il apparaît, le fait avant tout pour son métier, celui d’écrivain et pour un aspect qu’il intègre dedans, la vente de bouquin… Il ne s’agit pas seulement de les écrire ces livres, il faut également en vivre et du mieux possible. Et puis, après tout un écrivain écrit pour être lu… Je vais quand même écarter de mon tour d’horizon les différentes vidéos où il apparaît, elles ont plus à voir avec le commerce qu’avec l’écriture proprement dite.

La notoriété d’Ellroy n’est plus à prouver, il bénéficie d’une reconnaissance qui lui permet d’être présent sur les incontournables que sont l’encyclopédie Universalis ou Wikipédia (en français et en anglais). Trois pages lui sont consacrées dans la première et des articles assez fouillés pour la deuxième. Mais tout est relatif… Car James Ellroy peut parfois pousser à la modération, le personnage étant tellement excessif ou se voulant tel que l’on peut se méfier de ce qu’il annonce ou raconte…

Pour preuve, les multiples entretiens accessibles en ligne, comme celui de l’Express à l’occasion de la sortie d’American death trip ou celui d’Evene.fr (je sais, j’avais dit pas de vidéo). Pour en finir avec le personnage, un article de Michel Abescat dans Télérama évoque la démesure dont il s’affuble.

Ellroy et son envie d’en faire des tonnes ne sont pas vraiment ce qui m’intéresse, je préfère évoquer son œuvre et ça n’est pas toujours simple avec un tel client. Pour nous recentrer et pour ceux qui ne le connaitraient pas encore, son éditeur nous propose sa bibliographie et une biographie tirée d’un site qui lui est consacré, Ellroy.com. Pour ne pas en privilégier plus qu’un autre, d’autres sites lui sont entièrement dédiés, tels que jamesellroy.net (site officiel) ou Ellroy confidential.

Pour mieux cerner Ellroy l’écrivain et son œuvre, le Nouvel Observateur est parvenu à lui soutirer des propos ayant trait à la littérature et aux œuvres qui l’ont influencé, c’est succinct mais c’est un début. Pour aller plus loin et comprendre que l’œuvre d’Ellroy ne laisse pas indifférent, un article de Jean-Claude Dunyach sur Esprits nomades vous donne un aperçu de l’œuvre et des portes d’entrée pour y accéder.

Pour finir, si vous voulez avoir une vision plus large de son œuvre, vous pouvez vous tourner vers le numéro de la revue Polar qui lui a été consacré et qui a été réédité il n’y a pas longtemps par l’éditeur français du romancier. Et, enfin, pour un point de vue plus nuancé que ceux proposés jusqu’ici, moins positif mais tout aussi pertinent et intéressant (sinon plus), procurez-vous le numéro 9 de l’excellente revue L’indic (le noir magazine) et plongez dans la lecture de l’article captivant d’Alexandre Clément.

Si avec ça, vous n’avez pas fait le tour… Je reviendrai, quant à moi, sur l’œuvre de l’écrivain, sans autre ambition que de passer en revue ses différents romans et d’évoquer ce que leur lecture a suscité comme réflexion de ma part…