Accueil » Malte Marcus » Marcus Malte explore

Marcus Malte explore

Alors qu’il s’est lancé depuis quelques années dans le roman jeunesse, Marcus Malte poursuit son exploration de la fiction et de son univers. Exploration, approfondissement, à l’image du roman pour ados intitulé Scarrels (2008) où il reprendra l’idée du Tony de  Et tous les autres crèveront.

En 2003 est publié La part des chiens aux éditions Zulma.

Après avoir exploré un genre puis ses personnages, il semble que Malte veuille explorer un univers… Un univers dans lequel vont s’ébattre ses personnages, l’explorant dans tous les sens. Mais ce n’est pas seulement un univers qu’il nous La part des chiens (Zulma, 2003)donne à lire, c’est également une fiction gravitant autour d’individus qui vont nous la conter. Une fiction qui naît de l’univers et des personnages.

Deux hommes arpentent une ville… Deux hommes liés, à la recherche d’une femme. Pour la retrouver, ils passent par bien des endroits et se souviennent de bien des choses.

Ce qui marque, ce qui m’a marqué dans cette lecture, c’est donc cet univers que j’évoquais. Nous sommes dans une ville, une atmosphère, qui nous portent, nous emportent aux limites du réel. Et nous vivons cet univers au travers de personnages qui ont un but, une histoire, des secrets que l’on ne perçoit qu’au fur et à mesure. Zodiak et Roman cherchent Sonia. Il leur manque quelqu’un, comme dans un conte. Et nous allons à leur suite découvrir un parcours qui passe, comme dans les contes, par des épreuves.

Nous sommes dans une atmosphère de conte, un conte noir.

Le style de Marcus Malte nous emmène. Il pourrait nous emmener n’importe où, comme ses personnages, tant il est singulier, envoutant… Tant il nous ramène à cette époque, plus ou moins lointaine, des contes de notre enfance. Ceux qui nous captivaient et nous effrayaient tout à la fois… Dans le noir, au bord de la nuit.

La même année paraît une novella. Une de ces histoires se situant entre la nouvelle et le roman, un format que Marcus Malte pratique régulièrement depuis. Et commence à explorer pour l’occasion. Le titre en est Mon frère est parti ce matin….

Avec cette histoire courte, Marcus Malte revient sur le territoire qu’il avait exploré avec Le vrai con maltais, celui de Mon frère est parti ce matin... (Zulma, 2003)l’humour. Un humour emprunt d’humanité puisqu’il décrit un homme ordinaire, ayant une envie toute personnelle, et qui va devenir une attraction bien malgré lui. Cette histoire singulière tournant autour d’un héro singulier est une cousine de celle que Franz Bartelt peut également nous offrir.

Charles B. décide un beau jour de ne plus sortir de chez lui. Il ne s’agit pas d’un coup de tête mais bien d’un choix mûrement réfléchi. Et Marcus Malte décline les réactions autour de lui. Réactions avant tout causées par l’incompréhension. Et l’imagination. Charles B., enfermé dans sa maison, ignorant tout de l’agitation extérieure, devient un symbole… le symbole d’une société qui se cherche des icones.

Marcus Malte réussit là un petit livre distrayant et savoureux.

Avant la publication de Garden of love, ce livre qui l’a fait connaître plus largement, une autre novella paraîtra… Nous en reparlerons dans pas longtemps.

Publicités

2 réflexions sur “Marcus Malte explore

  1. Pingback: Marcus Malte à la marge | Moeurs Noires

  2. Pingback: Marcus Malte creuse son sillon | Moeurs Noires

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s