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DOA sur toute la ligne

J’aborde aujourd’hui un nouvel auteur… Un nouvel auteur qui n’est pas si nouveau que ça, un auteur qui s’est choisi comme pseudo un acronyme. Pour savoir à quoi il correspond (je parle de l’acronyme), on peut aller du côté du dictionnaire du même nom qui nous propose vingt-deux correspondances possibles pour ces trois lettres. Cela ne suffit donc pas pour arrêter son choix sur ce que cet auteur a voulu évoquer. On peut trouver la réponse un peu partout, en cherchant bien, et elle correspond à l’une des propositions faites par le dictionnaire évoqué plus haut, une correspondance cinématographique, puisque D.O.A. fait référence au film noir de Rudolph Maté de 1950, avec, entre autres, Edmund O’Brien, Pamela Britton et Luther Adler. Un film noir qui est une référence évoquée sur Wikipédia (il y a un article en français mais celui en anglais est plus complet), sur IMDB et téléchargeable gratuitement, puisque tombé dans le domaine public (d’après ce que j’ai compris), sur Internet Archive. Après ça, vous ne pourrez pas dire que vous ne savez pas de quoi il s’agit. Ce film a d’ailleurs tellement marqué que, comme souvent chez les anglo-saxons, il a fait l’objet de nouvelles versions, Color me dead de Eddie Davis en 1969 en Autralie et D.O.A. de Annabel Jenkel et Ricky Morton en 1988 aux Etats-Unis et même une comédie musicale en 2011… Bref, tout ça pour dire, que D.O.A. signifie en l’occurrence “Dead on arrival” (“Mort à l’arrivée”), terme employé quand le médecin-légiste arrivé sur le lieu d’un accident ou d’un crime constate la mort de la victime.

D.O.A., l’auteur, a donc choisi un pseudonyme fleurant bon le film noir ou le polar pour écrire ses romans…

Par le pseudo, il semblerait que l’on cerne un peu mieux l’auteur, ou plutôt le genre dans lequel il se situe même si se situer dans un genre n’est certainement pas l’objectif d’un écrivain, il cherche avant tout à écrire ce qui le tente, à conter des histoires qui lui plaisent. Pour connaître un peu mieux le monsieur, bien qu’il souhaite en se choisissant un autre nom à mettre avant tout en avant ses romans, il y a quelques sites sur la toile, quelques pages vers lesquelles vous pouvez vous tournez. A l’occasion de sa venue en 2010, Toulouse Polar du Sud reprend, comme beaucoup, la présentation, courte, qui apparaît au dos de ses bouquins. Pour une autre présentation rapide, il est possible d’aller du côté de la fameuse encyclopédie collaborative. Pour l’anecdote, une tentative de thème astral a été commise sur le romancier.

Au fur et à mesure de la parution de ses romans, DOA a accordé quelques entretiens, portant sur son métier et, surtout, sur ses livres. Le cafard cosmique avait ainsi publié les réponses de l’auteur aux questions de Pat dans son rayon interviews à l’occasion de la sortie de son premier roman, Les fous d’avril. En 2006, alors qu’il compte deux romans à son actif, il accorde un entretien à Cali Rise pour Le Mague puis participe à un chat (prononcez tchate) pour l’Internaute, chat qui a également été l’occasion de la rédaction d’une présentation. La sortie de Citoyens clandestins en 2007 est de nouveau l’occasion d’un entretien avec Pat pour Le cafard cosmique. En 2009, DOA accorde une interview à Mikaël Demets sur Evene.fr pour la parution du Serpent aux mille coupures. Il en accorde également une à Christophe Dupuis qui ressort sur Bibliobs à l’occasion de la sortie de l’édition de poche du même roman. Sur Unwalkers, DOA répond aux questions de Holden pour l’arrivée de L’honorable société sur les gondoles.

DOA ne se cache pas derrière son pseudo mais il reste un auteur souhaitant avant tout parler de ses romans, ce que je ne vais pas tarder à faire moi-même.

Toutefois, et pour finir, si vous ne pouvez vous contenter de lire le romancier et que vous voulez entendre le son de sa voix, retour en 2004 pour un entretien accordé à la Salle 101 lors des Utopiales. Il y parle de son deuxième roman, La ligne de sang.

Ah, non, Une dernière petite chose, un blog de l’auteur est évoqué sur plusieurs des pages que je viens d’énumérer mais il semblerait qu’il n’existe plus… Dommage ! Le temps pour écrire semble manquer à DOA et il doit sûrement faire des choix dans ses priorités.

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3 réflexions sur “DOA sur toute la ligne

  1. Hé hé, « si, par malheur, on me cantonnait à un genre, je disparaîtrais et reviendrais sous une autre forme pour hanter les rayons des libraires…  » … voilà un programme intéressant! Le mystère DOA n’est donc pas près d’être éclairci.

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  2. Pingback: D.O.A. sous mes yeux | Moeurs Noires

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