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James Salter, souvenirs et conversations entoilés

Né en 1925, dans le New Jersey, James Salter est décédé il y a maintenant presqu’un an dans sa maison des Hamptons… On pourrait croire qu’il n’a pas beaucoup bougé, qu’il est juste allé d’un côté de Long Island à l’autre, mais ça n’est pas vraiment le cas… Et c’est ce que n’ont pas manqué de nous rappeler tous les articles qui lui ont été consacrés à l’occasion de sa disparition. Ça et son talent.

La première approche que l’on peut avoir pour mieux connaître l’écrivain est celle qui nous est proposée par l’encyclopédie collaborative en ligne Wikipédia. Il y a ensuite la courte biographie de son éditeur français, les Editions de l’Olivier, courte biographie accompagnée de sa bibliographie.

Les tributs s’étant multipliés lors de son décès, il y a ensuite pléthore d’articles intéressants. Parmi eux, le court hommage de la librairie Mollat, qualifiant son parcours de “glorieux” en référence à l’un de ses romans, enrichie de la liste de ses bouquins qu’il est possible, d’ailleurs, de commander en ligne. Ce sont ensuite les médias reconnus, institutionnels, ayant développé une offre en ligne par la force des choses, qui se sont fendus de textes parfois intéressants. Parmi ceux-ci, celui du JDD, signé Marie-Laure Delorme, d’une grande justesse, est à lire. Celui du Monde a ceci d’intéressant qu’il propose un lien vers un autre article, de Jérôme Ferrari, et une citation sur la manière d’écrire de l’auteur, assez savoureuse. Dans BibliObs, l’article signé Didier Jacob nous offre un entretien avec l’auteur à propos de son dernier roman Et rien d’autre. L’article écrit par Pierre Maury dans Le Soir est également celui d’un lecteur admiratif du romancier, à tel point qu’il a également publié, à ce sujet, un texte d’une grande qualité sur son blog, Le journal d’un lecteur. Eric Neuhoff, à l’instar des précédents, a également rendu un hommage sensible à l’auteur dans Le Figaro.

James Salter a aussi accordé quelques entretiens, outre celui du Nouvel Obs, évoqué plus haut, il faut également lire celui qu’il a accordé à Alexis Broca et Arnaud Laporte pour Le magazine littéraire, et celui qu’il a eu avec Nelly Kaprièlian pour Les Inrocks. Pour les plus courageux et les moins rebutés, on peut réécouter l’émission Répliques d’Alain Finkielkraut dans laquelle il avait invité Beigbeder et Neuhoff pour parler de l’écrivain.

On voit que James Salter a suscité l’admiration chez certains romanciers, ses semblables ou ceux qui espèrent un jour approcher son talent… Il en est de même de l’autre côté de l’Atlantique. Ainsi, sur le site American Short Fiction, trouve-t-on les témoignages de certains auteurs états-uniens parmi lesquels George Pelecanos. Sur Men’s Journal, Michel Schaub nous propose une sélection de romans de Salter. Dans Esquire, Alex Bilmes semble regretter que le romancier ait été si peu lu. Dans The Guardian, c’est Michael Carlson qui, dans son texte, retrace sa vie, celle d’homme et celle de romancier. C’est au tour de Louisa Thomas, dans Grantland, d’apporter sa contribution, son témoignage, elle qui est la petite-fille du premier éditeur de Salter et à qui il avait demandé d’écrire sa nécrologie… Dans Vanity Fair, James Wolcott souligne la constance de l’auteur, son dévouement à ce qu’il considérait comme la littérature, ne déviant pas de la qualité et de l’exigence qu’il voulait y mettre.

Enfin, si vous voulez lire un peu de cet auteur ou connaître sa vision du métier d’écrivain, il faudra attendre qu’un éditeur français veuille bien traduire les Conversations with James Salter ou peut-être l’est-il déjà sous le titre Tout ce qui n’est pas écrit disparait, que je n’ai pas encore lu. Pour patienter, vous pouvez l’entendre témoigner de son travail sur le scénario de Downhill Racer avec Robert Redford. Vous pouvez également le lire directement racontant sa rencontre avec un autre grand romancier, peut-être l’un des plus grands du vingtième siècle, Vladimir Nabokov.

Après avoir évoqué ma rencontre avec son œuvre, je parcourrai très bientôt celle-ci, en espérant vous donner envie de le lire.

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