Emile Gaboriau, Lecoq, Verduret et Prosper

Le troisième roman policier de Gaboriau paraît au cours de l’année 1867. C’est bien au cours de l’année qu’il paraît puisqu’il s’agit, comme pour les deux précédents, d’un feuilleton publié dans Le Petit Journal. Il s’intitule Le dossier 113 et nous emmène une nouvelle fois à la suite de Lecoq, l’agent de la Sûreté.

Un vol a eu lieu dans l’une des banques les plus connues de Paris, la banque Fauvel. Le butin se monte à 350 000 Le dossier 113 (Dentu, 1867)francs, une véritable somme pour l’époque. Seules deux personnes possédaient la clé du coffre, le caissier et le banquier. Le banquier prouvant qu’il n’a pu commettre le vol, le caissier est embarqué… Mais cette résolution expresse ne satisfait pas le policier chargé de l’affaire, Fanferlot. Ce dernier voit dans cette enquête la possibilité de se mettre en avant, il va donc mener ses propres recherches en parallèle, ne dévoilant qu’une partie de ses découvertes au juge d’instruction… Fanferlot doit toutefois se rendre rapidement à l’évidence, il n’est pas de taille à mener à bien son projet et doit se résoudre à tout confesser à son patron, Lecoq. L’enquête prend alors un autre rythme, une autre tournure, Lecoq se déguise en M. Verduret, un ami du père du caissier, Prosper Bertomy, et mène l’enquête avec ce dernier. Il envoie, auprès des différents protagonistes de l’histoire, des personnes chargées d’espionner pour son compte, les mailles du filet sont en place.

Ce vol cache une histoire autrement plus grave, un crime particulièrement élaboré… Et Verduret veut le comprendre complètement, en percevoir les tenants et les aboutissants, cherchant à réparer, si possible, les torts faits aux victimes. Cherchant surtout à voir au-delà des évidences, à mettre au jour le véritable crime.

C’est dans l’ombre des familles, souvent à l’abri du code, que s’agite le drame vrai, le drame poignant de notre époque ; les traîtres y ont des gants, les coquins s’y drapent de considération, et les victimes meurent désespérées, le sourire aux lèvres…

Gaboriau s’attache une nouvelle fois, tout comme Lecoq-Verduret, à comprendre les origines du crime. Une grande partie du livre est consacrée à la description des racines de ce vol qui va défrayer quelques temps la chronique judiciaire parisienne. Et c’est un procès contre une certaine aristocratie qui est une nouvelle fois mené, un procès contre l’aristocratie et donnant le beau rôle à la bourgeoisie, celle qui travaille. Car une certaine aristocratie n’a pas abandonné ses prétentions sans avoir toutefois accepté l’évolution de la société, une évolution qui veut que les rentiers ne peuvent plus l’être très longtemps s’ils ne se décident pas à changer de train de vie et condescendre à quitter le piédestal sur lequel ils estiment être toujours. C’est une société en mutation que nous décrit Gaboriau, une société où les anciens privilèges se perdent, usés jusqu’à la corde par des personnes sans compassion pour leur prochain, pour ceux qu’ils considèrent comme inférieurs. Des aristocrates qui s’entredéchirent dans le même temps…

Au travers des familles Clameran et Verberie, c’est toute cette aristocratie désuète qui nous est décrite. Des familles qui préfèrent encore se débarrasser de ceux qui auraient perçu l’évolution nécessaire, qui s’y seraient engouffrés.

Gaboriau nous offre un roman à la construction proche du précédent, cherchant l’explication des actes de chacun dans ce qu’ils ont pu vivre. Mais il n’épargne pas non plus les esprits malades, tordus, ne voyant la solution à leurs problèmes que dans l’escroquerie, comme si l’aristocratie avait toujours vécu de ce genre d’expédient, sur le dos du pauvre bougre qui s’échine au travail.

Gaboriau nous offre un roman ayant peut-être parfois les défauts de son genre, le feuilleton. Il y a certaines longueurs, on pourrait parfois ressentir une certaine lassitude, mais l’intrigue bénéficie d’une grande force et d’une grande capacité à nous captiver. A nous faire tourner les pages pour savoir ce qu’il va advenir de tel ou tel.

Et puis, le romancier relance notre intérêt pour son personnage récurrent en nous lâchant une bribe de son histoire personnelle, intime, à la toute fin de cette nouvelle intrigue. Lecoq éprouverait des sentiments !

En saurons-nous plus sur ce limier hors pair, cet as du déguisement, qu’est Lecoq dans les deux opus restants de la série ? Il ne nous reste plus qu’à les ouvrir pour le savoir. En commençant par le suivant, Les esclaves de Paris

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Emile Gaboriau, Lecoq et l’affaire du Valfeuillu

Le deuxième roman policier de Gaboriau commence à paraître en 1866, l’année du succès de la nouvelle publication de ses premiers pas dans le genre. Un genre qui n’existe pas encore et dont il est l’un des précurseurs. Ce nouveau roman qui paraît d’abord en feuilleton dans Le soleil, comme le précédent, et dans Le petit journal, est intitulé Le crime d’Orcival.

Tout commence avec la découverte du corps de la comtesse Berthe de Trémorel par deux braconniers, Jean Bertaud dit Le crime d'Orcival (Dentu, 1865)La Ripaille et son fils, Philippe. Après quelques hésitations, ils vont signaler leur découverte au maire d’Orcival dont dépend la propriété du Valfeuillu où habitait la défunte et où son cadavre gît, dans une mare.

M. Courtois, le maire, s’empresse de prévenir le juge de paix, le père Plantat, et se rend dans la demeure en attendant le juge d’instruction, M. Domini. Un policier est envoyé chercher à la préfecture de police de Paris, rue de Jérusalem, pour mener l’enquête. Le temps qu’il arrive, les premiers indices ne laissent pas la place au doute, il y a eu effraction et assassinat du comte et de la comtesse par les malfaiteurs alors que les maîtres de lieux étaient seuls, leurs domestiques partis à la noce de l’ancienne cuisinière du domaine. L’un d’entre eux devient le suspect numéro un, Guespin… Alors que l’on recherche encore le corps du comte, Lecoq, agent de la sûreté, débarque et commence ses investigations.

L’apparence de Lecoq quand il arrive n’a rien de celle que l’on attendrait d’un agent de la sûreté mais certains indices laissent à penser qu’il ne s’agit pas véritablement de la sienne, juste d’un accoutrement emprunté, destiné à tromper les autres. Lecoq débarque et, même s’il apparaissait brièvement dans le précédent roman, on le découvre véritablement. Il considère le père Tabaret, celui qui menait l’enquête dans L’affaire Lerouge, comme son maître et effectivement, il inspecte les lieux du crime comme son mentor, ne laissant rien lui échapper, scrutant les moindres recoins. En quelques pages, nous comprenons qu’il s’agit d’un adepte de ce que sera la police scientifique par la suite. Et d’un adepte du déguisement, son apparence changeant en permanence. Mais il s’agit surtout d’un policier hors pair, à l’esprit aiguisé, à la motivation inébranlable. Aux méthodes réfléchies, ne laissant rien au hasard.

Voyons donc […] comment je dois m’y prendre pour arriver à découvrir la conduite probable d’un homme dont les antécédents me sont connus ? Pour commencer je dépouille mon individualité et m’efforce de revêtir la sienne. Je substitue son intelligence à la mienne. Je cesse d’être l’agent de la Sûreté, pour être cet homme, quel qu’il soit.

Et, en effet, il ne lui suffit que d’une dizaine de pages pour débrouiller le mystère. Car contrairement à son feuilleton précédent, Gaboriau ne s’intéresse pas tant à la marche de la justice, dans cet opus, qu’aux événements et à leur enchaînement conduisant un être humain au crime. Au travers de l’histoire du meurtrier, nous sommes témoins de la lente dégringolade d’un homme, sa chute inexorable. Un destin auquel il semble ne pouvoir échapper… Un parcours qui mène au crime, inéluctablement. Un roman noir avant l’heure.

C’est que la logique de la vie, hélas ! enchaîne fatalement les unes aux autres toutes nos déterminations. C’est que souvent une action indifférente, peu répréhensible en elle-même, peut être le départ d’un crime.

Comme pour le roman précédent, nous sommes dans la noblesse, la bourgeoisie, celle des riches demeures et des gens de maison. Celle qui ne fraie pas avec le peuple ou qui s’en mord ensuite les doigts… Deux femmes sont l’image de ces risques à mélanger les milieux, les strates, les castes, Pélagie Taponnet, dite Jenny Fancy, et Berthe Lechaillu, devenue épouse Sauvresy (le mari comptant parmi ses relations le comte de Commarin, personnage central du roman précédent) puis comtesse de Trémorel. A l’instar du roman précédent, les femmes sont fortes, font faire aux hommes des folies. Presque malgré elles, à l’image de Laurence Courtois.

Après l’enquête et la recherche du coupable, les fausses pistes, les preuves cachées dans L’affaire Lerouge, cette fois, Gaboriau a bâti un roman mettant avant tout l’accent sur la trajectoire des personnages. Le mal naîtrait des circonstances…

Il continue à enrichir son univers dans le roman suivant, poursuivant les aventures de Lecoq.

Emile Gaboriau, Tirauclair et la veuve Lerouge

Après plusieurs ouvrages décrivant la société de son époque et les gens qui la font, Emile Gaboriau abandonne un peu son côté chroniqueur, pour se lancer dans le roman. Le feuilleton. A la manière de Paul Féval dont il fut le secrétaire et peut-être même le nègre.

En 1863 selon les uns, en 1865 selon d’autres, paraît son premier roman dans le journal Le pays, sans grand succès. Il suscitera l’intérêt en paraissant de nouveau en 1866 dans Le soleil. Il y introduit, dans son envie de continuer à détailler la société, la description d’une enquête policière, c’est L’affaire Lerouge. Il ne s’en cache pas, il s’essaie à ce roman après L'affaire Lerouge (Dentu, 1865)avoir lu les nouvelles d’Edgar Allan Poe mettant en scène le chevalier Dupin. Et après la lecture du Jean Diable de Féval.

L’affaire commence par la découverte d’un corps, celui de la veuve Lerouge et suit, presque au gré du hasard, différents personnages impliqués dans l’intrigue. Ce sera tout d’abord Tabaret, dit Tirauclair, qui aide bénévolement la police, la rue de Jérusalem à l’époque. Il observe avec acuité la scène du crime, en tire des conclusions saisissantes et rapides. Plus rapides que celles des professionnels patentés, impressionnant en cela le juge d’instruction, Daburon. Par un heureux hasard, alors que le passé de la veuve Lerouge est plutôt flou, Tabaret découvre son histoire grâce à ses voisins… Voisins, dont le fils avocat a été victime d’une machination à la naissance. Nous suivons ensuite ce fils avocat pour revenir à Tabaret faisant la révélation de ses découvertes à Daburon, le juge. Juge qui se trouve également proche des protagonistes de l’histoire, ayant nourri des sentiments plus que profonds pour celle qui est la fiancée de celui qui a usurpé l’héritage de l’avocat et peut-être commis le meurtre…

Nous allons de rebondissement en rebondissement, suivant au gré du récit l’histoire de chaque personnage mêlé à l’intrigue de manière plus personnelle que d’ordinaire. Les chapitres alternent les points de vue. Suivant un protagoniste puis l’autre, puis encore un autre. Ce sont les pensées, les souvenirs, les sentiments, de ces personnages qui nous sont exposés. Ce sont les pensées de chacun, les tentatives de raisonnements objectifs parasités par des sentiments moins nobles, qui apparaissent au fil des pages. C’est aussi le cheminement de la justice avec ses défauts, ses contradictions. Le dilemme entre mener à bien et promptement une enquête et prendre le temps de la réflexion pour ne pas se laisser emporter par de trop faciles évidences. Chacun est confronté à ses contradictions sans s’en rendre compte, nous seuls, extérieurs, voyons les difficultés à mener rationnellement une enquête quand on s’y implique de manière très personnelle… prenant parti pour l’un ou l’autre. Même sans se l’avouer.

Le comte et le vicomte de Commarin, au cœur de l’intrigue, voient leur vie bouleversée, leurs relations remises en cause… Mais ils ne sont pas les seuls que cette enquête touche au plus profond, Daburon, le juge d’instruction, Tabaret, l’enquêteur hors pair admiré d’un personnage très secondaire, apparaissant à peine, Lecoq, ne sont pas non plus épargnés.

C’est, au final, le cours de la justice qui est remis en cause, cette justice faillible puisque menée par des hommes, aux prises avec leurs propres sentiments aussi bien que leurs convictions. Un questionnement plutôt qu’une remise en cause, un questionnement qui insiste sur l’interrogation suivante : pour cent coupables arrêtés et châtiés justement, peut-on accepter l’arrestation et la condamnation d’un innocent, un seul ? Est-ce un prix à payer et vaut-il de l’être ?

Comme le cours de la justice, les mœurs de l’aristocratie sont également disséquées, les grands principes des relations avec le reste de la société également…

Avec L’affaire Lerouge, Gaboriau a donc commis un roman policier, comme ceux que nous connaissons actuellement, remontant le fil d’une enquête, partant du meurtre et des premières constatations pour fouiller la vie des différents protagonistes et suspects. Un roman policier mâtiné d’étude de mœurs et lorgnant du côté de certains courants littéraires de l’époque comme le naturalisme. Tout ceci pour nous offrir une intrigue qui se lit avec une certaine avidité et une certaine curiosité, nous découvrons ou redécouvrons un monde, une époque, sous l’angle de ses travers…

Après ce premier succès, Gaboriau devient feuilletoniste et peut poursuivre l’œuvre qu’il vient d’entamer. D’autres enquêtes, d’autres romans, vont pouvoir voir le jour. Un personnage secondaire va venir sur le devant de la scène dès l’histoire suivante. Il deviendra récurrent.

Emile Gaboriau sous mes yeux

Gaboriau est un nom que je connaissais. Un nom entendu ici ou là. Un nom que je ne parvenais pas à rattacher à l’un ou l’autre des courants littéraires qui ont nourri le XIXème siècle. Je ne savais pas de quelle teneur était son discours. Et puis, en flânant ici et là, j’ai croisé son nom un peu plus souvent. Il m’est vite apparu qu’il était un auteur important dans le domaine dont je parle plus particulièrement. Un auteur de littérature populaire, autre catégorie dans laquelle on range facilement tant de bouquins, genre qui m’intéresse plus particulièrement dans ce qu’il a pu faire pour l’accès de tout un chacun au livre, à l’écrit…

Comme je l’ai dit précédemment, j’ai pu accéder à l’œuvre d’Emile Gaboriau parce qu’elle est désormais passée dans le domaine public. Chacun peut s’en emparer, j’en ai profité. Elle est dans ce domaine public qui nous reste accessible… tandis qu’un autre est en train d’être privatisé, victime d’un copyfraud d’état… Lire le site de savoirs comm1 peut être intéressant sur le sujet. Et ça en particulier.

Profitons-en tant qu’on le peut, lisons et partageons les œuvres du domaine public !

Emile Gaboriau, même s’il fait l’objet de réédition régulière, reste un auteur dont les romans sont difficiles à dénicher. Il convient toutefois de saluer, comme me le rappelait Oncle Paul dans son commentaire de mon article précédent, les éditions Omnibus ou Galodé qui ont publié récemment certaines œuvres du romancier. De plus, et j’y reviens, en allant sur les librairies de vente en ligne, vous pouvez accéder à ses écrits sous forme numérique, gratuitement (domaine public oblige). J’ai donc pu lire la prose d’un auteur du XIXème, un Emile, presque précurseur du suivant (Zola) tant il a voulu décrire la société telle qu’elle existait, il a surtout détaillé les travers de ces nantis un peu dépassés par l’évolution du siècle, les aristocrates. Pour ce faire, il a exploré un genre de narration peu usité à l’époque, le roman judiciaire comme il le nomme lui-même. Roman judiciaire qui ressemble à s’y méprendre à nos romans policiers contemporains… Gaboriau serait donc un précurseur, pas un inventeur, ayant emprunté un chemin déjà proposé par Edgar Allan Poe et son chevalier Dupin ou encore par Paul Feval, mentor de notre Emile, et avec lequel il avait collaboré (en tant que nègre) pour Jean Diable, un roman mettant déjà en scène un enquêteur aux méthodes scientifiques, comme je l’ai dit précédemment…

J’ai apprécié la lecture des romans de Gaboriau, des romans à rebondissements puisque d’abord publiés en feuilleton, et aux personnages fouillés. Il y a un travail littéraire indéniable sous la plume de l’écrivain. Je vais me pencher sur ses œuvres dans pas longtemps, à partir de L’affaire Lerouge, ses écrits précédents relevant plutôt de la chronique satirique…

Emile Gaboriau entoilé

J’entame aujourd’hui le parcours de l’œuvre d’un nouvel auteur. Nouveau sur le blog, mais plutôt ancien en ce qui concerne la littérature… On pourrait le considérer comme un successeur de Poe. Un de ses lecteurs ayant pris la plume.

Bien qu’ayant sévi au XIXème siècle, Emile Gaboriau n’est pas absent de la toile. Il n’y a pas une grande place mais sa présence atteste d’un intérêt encore actuel.

La reconnaissance dont il jouit est confirmé par les honneurs dont il fait l’objet sur l’encyclopédie en ligne et collaborative, Wikipédia, point de départ éventuel connaître un peu mieux le bonhomme. D’autres sites parlent de ce romancier feuilletoniste, considéré comme l’un des pères du roman policier. Notamment du roman policier français. Le site Lisons.info lui consacre une petite biographie. 13ème rue se fend d’un dossier sur cet écrivain de littérature populaire, dossier en plusieurs pages évoquant son parcours, des débuts comme nègre de Paul Féval, qu’il considérera comme son mentor et avec lequel il collabore notamment pour l’écriture de Jean Diable, roman mettant en scène un enquêteur aux méthodes quasiment scientifiques, aux publications posthumes en passant par ses lectures de Poe. André Bourgeois en parle également su son site au travers d’une biographie et du résumé de quelques uns de ses ouvrages, il avoue même être surpris du peu de notoriété d’un tel écrivain.

Pour évoquer son parcours géographique, deux sites peuvent être relevé, celui de Terres d’écrivains qui se met dans leurs pas, notamment dans ceux de Gaboriau, et celui de la mairie du 17ème arrondissement de Paris qui évoque son passage rue de l’Hôtel de Ville devenue rue des Batignolles, quartier où il a situé l’un de ses romans ayant traversé le temps, Le petit vieux des Batignolles. Pour compléter ce parcours autour de sa notoriété, le site La France pittoresque s’inspire d’un article de 1930 du Petit Journal, dans lequel a sévi Gaboriau, pour se demander si l’écrivain français n’est pas le véritable père de Sherlock Holmes.

Pour lire Emile Gaboriau, il est possible d’acheter ses bouquins en librairie, quelques uns d’entre eux ayant fait l’objet de rééditions plus ou moins récentes, mais ses œuvres étant désormais dans le domaine public, elles sont accessibles gratuitement. In libro veritas, vous en propose quelques uns, Ebooks libres et gratuits fait de même, les mettant à disposition sous plusieurs formats, Feedbooks n’est pas en reste, les proposant même en version anglaise si besoin est.

Pour en finir avec ce tour d’horizon, j’ai gardé le meilleur pour la fin, deux sites qui méritent qu’on s’y attarde, pas seulement pour Gaboriau. Tout d’abord k-libre qui consacre à l’auteur une page et quelques autres sur certains de ses bouquins. Ensuite, Roman populaire qui lui fait tout naturellement une place et replace ses œuvres dans le genre auquel il se consacre…

Désormais, Emile Gaboriau n’est plus un étranger, on connait son parcours, de sa naissance en Charente Maritime à sa mort à Paris en passant par les petits métiers qu’il a exercé avant de se lancer dans la littérature, d’abord comme nègre de Paul Féval puis seul, l’arrivée de la notoriété avec la publication de L’affaire Lerouge puis sa collaboration avec Le Petit Journal

J’évoquerai prochainement ma lecture de ses romans, sur liseuse, avant de me consacrer à chacun d’entre eux