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A.D.G., L’otage est sans pitié

Quatrième de couverture :

Charbo était un petit employé de banque qui rêvait d’un gros coup. Et comme la prise d’otage est à la mode, il décida d’en effectuer une avec les moyens du bord et avec le personnel de service. Mais les moyens étaient très moyens et le service très personnel…

 

Les dix premières lignes :

Jean–Charles Botmarine, dit « Charbo » par contraction (comme Charbovary) partit à reculons, pointant le mufle court de son pistolet mitrailleur sur le caissier blême de terreur.

Il savait exactement combien il avait de pas à faire pour se retrouver à la porte vitrée, la pousser du dos tout en continuant à tenir en respect le personnel de la banque. Seize pas.

Après quoi, il bondirait dans la voiture qu’il avait volée la veille, une I.D. Pallas dont il avait laissé le moteur en marche et la portière avant ouverte.

 

Commentaire personnel :

A.D.G. nous raconte une histoire a priori toute simple. Un employé de banque qui fantasme, s’imagine en braqueur de sa propre banque. Qui fantasme tellement qu’il va finir par concocter un plan et tenter de le mettre à exécution.

Une histoire que l’on pourrait qualifier de banale si le ton et la manière de la traiter ne faisaient preuve d’une certaine originalité, d’une certaine singularité. Pour ne pas dire d’une singularité et d’une originalité certaines.

 

L’univers dans lequel se déroule l’action est assez banal, si ce n’était la présence de quelques personnages pittoresques, hauts en couleur, pour tout dire, savoureux. Il y a Charbo, bien sûr, mais aussi sa mère, diseuse de bonne aventure, envoûteuse… Quelques truands à la petite semaine, plutôt bas du front. Des flics pas complètement passionnés par leur boulot mais essayant de le faire quand même du mieux possible.

 

A.D.G. ne signe pas là un grand roman mais il nous fait passer un moment agréable, une ombre de sourire aux lèvres. Pour un peu, on se sentirait presque complice des petits tours qu’il joue à ses personnages.

De toute évidence, il a pris du plaisir à nous raconter son histoire, à nous divertir. Et, c’est parfois tout ce que l’on demande à un livre.

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