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Paul Colize, Le baiser de l’ombre

Quatrième de couverture :

Les rousses, c’est mon péché mignon.

Il y a des choses qui ne s’expliquent pas.

Si j’en compte déjà une belle brochette dans mon palmarès, Ava, la dernière en date, occupe sans conteste le haut du classement.

En ce qui concerne le meurtre de son père, autant le dire tout de suite, je n’ai rien à voir là-dedans. Pas plus que dans le vol de cette toile apparemment sans valeur. Ces choses-là arrivent.

C’est dommage.

Bien sûr, je n’aurais pas dû subtiliser ce message qui proposait de chercher l’erreur. Il ne m’était pas destiné. Pas plus que je n’aurais dû me foutre de la gueule des flics qui s’empêtraient dans cette enquête.

C’est vrai.

Que voulez-vous, j’ai toujours aimé mettre mon nez dans les affaires des autres.

Il y a des choses qui ne s’expliquent pas.

Les dix premières lignes :

Le pianiste plaquait les premiers accords de You call it Madness lorsque l’Australien fit son entrée dans le patio surpeuplé.

Niko Stavros fendit la foule et se précipita dans sa direction, le visage radieux, les bras tendus.

– Mark, je suis heureux que tu aies pu te libérer malgré ton emploi du temps surchargé.

Les hommes se donnèrent l’accolade.

Mark Baldwin prit les mains de Niko Stavros dans les siennes, fit un pas en arrière et contempla son rival. L’inspection terminée, il esquissa une moue admirative.

Commentaire personnel :

On ne change pas une équipe qui gagne. Paul Colize est de retour. Et il ne revient pas seul.

La quatrième de couverture résume l’intrigue, sous la plume de Antoine Lagarde… En effet, le héro de Quatre valets et une dame est de la partie !… Pas forcément une bonne nouvelle pour lui mais, pour nous, assurément. Je ne suis pas de ceux qui le connaissait déjà, ou enfin si, mais seulement par ouïe dire, et sa réputation n’était pas mince, il n’y a qu’à lire ce qu’en avait dit Patrick Galmel sur le site pour s’en persuader. Bref, j’avais vraiment envie de le connaître un peu mieux… C’est chose faite et je ne le regrette pas.

Après la mort de son père, dans le premier opus, c’est cette fois le père de sa conquête du moment qui passe l’arme à gauche. Et, dans le monde de Antoine Lagarde, quand un père trépasse, ça n’est pas naturel, ça ne peut être que violent. L’assassinat est accompagné du vol d’un tableau, pas forcément le plus réputé de la collection de la victime, pas forcément le mieux coté. Et comme il est suspecté, Antoine Lagarde se met à enquêter, pour se disculper, peut-être aussi pas curiosité, vilain défaut, mais il faut avouer que l’affaire est bizarre, curieuse. Un mail envoyé à sa fiancée en rajoutant dans l’intrigant.

Nous suivons Antoine un peu partout en Europe à la recherche d’explications qui pourraient donner un mobile au meurtre. Nous le suivons avec plaisir, car l’intrigue est rythmée, l’écriture fluide de Paul Colize nous entraîne avec légèreté dans les méandres d’une sombre histoire de l’art.

Nous suivons d’un côté Lagarde et de l’autre un tableau à travers le vingtième puis le vingt-et-unième siècle. Et voilà que le roman distrayant attendu s’étoffe d’une histoire non moins intéressante, non moins distrayante, mais qui, en plus, nous cultive… En tout cas moi, qui n’y connais pas grand-chose en peinture.

Pour compléter le tout, les aventures amoureuses de Lagarde ne sont pas laissées au placard et on sait que c’est un domaine dans lequel Paul Colize aime à nous entraîner, avec un certain talent…

Bref, nous avons dans ce livre tous les ingrédients pour passer un bon moment de lecture et la recette est savoureuse, car, pour peu que l’on soit aussi inculte que moi, on en ressort plus cultivé. Alors, se cultiver en s’amusant, ça ne se boude pas !

Vous avez aimé… vous aimerez peut-être :

Plus je lis Paul Colize, plus je me dis qu’il faut que je lise Lashner, auteur qu’il prise particulièrement…

Et pour ceux qui, comme moi, n’ont pu se pencher sur la première aventure de Antoine Lagarde, désormais épuisée, réjouissez-vous, elle va faire l’objet d’une nouvelle publication dans quelques mois. En attendant vous pourrez lire les autres Colize.

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