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René Belletto, Sur la Terre comme au Ciel

Si vous avez manqué le début (4ème de couv’)

J’étais mort.

Je m’étais « mis de côté ». J’avais rempli le contrat. La précieuse boussole était en route pour Paris. Le gêneur, l’outsider qui la détenait abusivement, venait de voler en poussière.

Une formidable exaltation s’empara de moi. Jusqu’à lundi midi, je n’étais personne ! J’étais mort ? Je n’étais ni mort ni vivant. Je n’étais plus David Aurphet et pas encore Michel Padilla. Joie, terreur sacrées ! Pendant quelques heures, il m’était donné de jouir de l’éternité !

Combien de temps demeurais-je ainsi, à contempler la colline, le ciel, la nuit d’été ? Peu de temps : les pompiers ne lambinent pas, et je perçus dans le lointain l’avertisseur de leur voiture dont le fatigant pin-pon déchira mon extase.

Les dix premières lignes

Après ma séparation d’avec Cécile, je croyais que tout serait bien et que j’allais mener une vie de légende, mais non, depuis deux mois (deux mois déjà !), les vents de la fortune me soufflaient en pleine figure et je n’étais pas à prendre avec des pincettes, plutôt avec un filet et un trident. En voiture, il fallait que je me méfie, je conduisais en dépit des lois de la civilisation, passant ma hargne maussade sur le volant, l’accélérateur et le levier de vitesse, et j’avais dû commettre mille imprudences graves pour me retrouver si vite boulevard des Belges.

Un commentaire personnel

Et ça n’est qu’un début.

David Auphret promène sa désillusion aux quatre coins de Lyon. Aux quatre coins d’une histoire qui va le pousser à sortir de sa torpeur. De son apathie.

David Auphret est professeur de guitare. Il se rend boulevard des Belges pour rencontrer sa future élève, Viviane, fille de Graham et Julia Thombstay. Il a laissé tomber il y a peu son véritable métier, professeur de français, et c’est sans conviction qu’il a accepté de donner ces cours. C’est le début des problèmes mais aussi de jours qu’il va vivre à cent à l’heure. Après cela, il ne pourra plus jamais être le même. Il ne le sera plus. Entre Julia et Viviane, Graham et un inconnu qu’il croise souvent, David va commencer à avoir peur… peur pour son intégrité physique, son futur et même à douter qu’il en a un.

Deuxième volet de la « trilogie lyonnaise » de René Belletto, voici un livre que l’on a du mal, beaucoup de mal, à lâcher.

C’est raconté avec maestria, humour et talent. Que demander de plus ?

Sur la terre comme au ciel se situe entre Le revenant, une réussite, et L’enfer, une très très grande réussite. En ouvrant ce livre, dites-vous qu’il s’agit de la dernière étape avant un chef-d’œuvre. Une bien belle dernière étape !

Vous avez aimé… vous aimerez peut-être

Les deux autres volets de la même trilogie, Le revenant et L’enfer.

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