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Tim Cockey, Le croque-mort préfère la bière

Quatrième de couverture :

Tandis que le blizzard fait rage sur Baltimore, la veillée mortuaire d’un cardiologue réputé se déroule paisiblement chez « Sewell & Fils ». Jusqu’à ce que le cadavre d’une jeune femme apparaisse à l’impromptu, déposé sur le pas de la porte. Avec un petit coup de pouce des dieux espiègles, Hitchcock, le fringant croque-mort, va devoir se remettre à jouer au fin limier. Slalomant entre les bas-fonds de la ville et ses quartiers chics, Hitchcock trébuche, patauge, s’interroge : quel drôle de mystère entoure ce macabre cadeau de Noël ?!

Les dix premières lignes :

La serveuse morte avait des yeux magnifiques. Grands, couleur chocolat, adorables. Ça, évidemment, je ne l’ai su que plus tard, après avoir eu l’occasion de les voir en photo. C’est toujours comme ça, je ne les récupère qu’une fois l’étincelle éteinte et leur éclat terni. Tante Billie a une expression pour ça : « déception professionnelle ».

La serveuse n’aurait pu arriver à un moment plus inopportun. Baltimore était au milieu d’un blizzard de l’Avent inopiné et Tante Billie et moi, au beau milieu d’une veillée mortuaire.

Commentaire personnel :

Tim Cockey est un auteur drôle, plein d’humour. Son héro, Hitchcock Sewell, ne peut qu’attirer la sympathie. Ce deuxième opus de la série ne déroge pas à la règle, on sourit, on rit, on lit les aventures du héro, ses dérapages, ses maladresses, avec un réel plaisir.

Est-ce une raison suffisante pour lire ces livres ? Pour lire toute la série des « croque-mort » ? On peu se poser la question, se demander si ça n’est pas un peu vain. Il n’est pas le seul auteur drôle, les autres ont souvent quelque chose en plus. Qu’est-ce qui fait que l’on revient à Tim Cockey ? Outre le moment de détente que l’on est sûr d’avoir et ce n’est déjà pas si mal ?

La réponse se trouve parfois au détour d’une page, quelques lignes et vous comprenez ce qui vous attire chez lui. Son humour irrésistible cache autre chose, la sensibilité d’un écrivain, une plume d’une grande finesse. Et dire que l’on pourrait passer à côté de telles qualités parce qu’elles ne sont pas affichées en gros avec un néon qui clignote et une flèche qui nous dit « attention, voici les lignes qui valent le détour ! ».

Je ne vous les soulignerai pas non plus. A vous de les découvrir. Mais sachez tout de même que les relations entre notre bon Hitchcock et la sœur de la défunte sont décriets avec une grande délicatesse… Une je-ne-sais-quoi qui fait dire que l’on y reviendra à cette série. Et dans pas longtemps. Car son auteur est un véritable écrivain, pas l’un de ces faiseurs sortis des ateliers d’écriture qui pullulent chez les anglo-saxons.

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