Andrée A. Michaud sur la Toile et jusque par chez moi

Andrée A. Michaud a été l’auteure phare de la rentrée 2016 en France en ce qui concerne le roman noir et ceux qui le lisent et en parlent, notamment les blogs. Son roman Bondrée faisait l’unanimité et, dans ce cas-là, ne faisant pas parti de ceux qui reçoivent des services de presse, je préfère différer un peu ma lecture. Peur d’être déçu ou d’avoir encore en tête tout ce qui a pu être dit sur le roman.
J’ai donc attendu et, c’est cet été, à la sortie du confinement que j’ai enfin ouvert ce roman qui était dans ma pile de livres à lire, très chère PàL. Et, après cette lecture, j’ai eu envie de lire les autres de l’auteure… je me suis heurté à un petit problème dans ma volonté bizarre, et peut-être un peu trop obsessionnelle, de vouloir lire tous les titres d’un auteur. En effet, il a beau s’agir d’une écrivaine francophone, dénicher ses romans peut s’avérer particulièrement délicat dans le coin où je me meus. Internet et toutes ses boutiques en ligne me sont accessibles et pourtant, il m’a été impossible (à moins de contracter un emprunt à la banque), de dégotter quatre de ses romans. Je ne ferai donc qu’un parcours partiel de l’œuvre et j’en suis désolé.

Pour en savoir plus sur la romancière et son travail d’écriture avant de se pencher sur ses livres, il existe quelques pages intéressantes sur la Toile.
Pour commencer par une approche rapide, autant aller voir du côté de la source des différents sites qui en proposent une (d’approche rapide) sans citer l’origine du texte qu’ils ont copié-collé, c’est-à-dire Wikipédia. Parfois gênant quand on parle d’auteurs et que l’on se dit qu’en respecter les droits pourrait être bienvenu. Pour compléter ce premier aperçu, une vidéo proposée par le Groupe SNCF sur Youtube peut faire l’affaire.
On peut ensuite aller plus loin avec un article et deux entretiens très intéressants. L’article paru dans le quotidien 20 minutes et accessible en ligne retrace le parcours qui a amené à une édition française (de France) de l’écrivaine. Le premier entretien qui vaut d’être lu est proposé par la ville de Lyon dans sa partie culture pour compenser l’annulation du festival Quai du Polar. Le deuxième mené par Christophe Dupuis, bien approfondi autour du travail d’écriture de l’auteure, est publié sur Milieu Hostile.

Voilà pour une première approche, dans les prochains jours et prochaines semaines, je vous ferez part de mes impressions de lecture. Pour patienter et pour vous rafraîchir la mémoire sur ce que la Toile a pu dire des romans d’Andrée A. Michaud, vous pouvez aller voir le recensement qu’en a fait l’excellent site Bibliosurf.

Misa Yamamura de ce côté-ci de la Toile

Misa Yamamura est une romancière reconnue dans son pays. Auteure de plus de 70 romans, elle a sa place dans le paysage du polar nippon.

Cette reconnaissance a pourtant difficilement dépassé les frontières du Japon d’après ce que l’on peut lire à son propos sur la Toile, dans notre langue ou au moins notre alphabet. Difficile de la connaître plus que succinctement.
Polars Pourpres nous en propose une présentation rapide. Un premier aperçu qu’il s’avère assez vite difficile à approfondir. Les articles de Wikipédia sont les plus fournis, en commençant par celui dans notre langue mais pour approfondir, il faut lui préférer la version anglaise. Et c’est quasiment tout… on saura donc qu’elle a commis au moins soixante-dix romans, qu’elle a également écrit des scénarii de manga et de jeux vidéo.
Dernier clin d’œil pour attester de sa notoriété, dans le manga Détective Conan, un hommage au genre policier, l’un des personnages est nommé d’après elle… ça ne nous en dit pas plus sur elle.
Tout cela ne nous apprend pas vraiment plus que le Mesplède. Pas moins non plus.

Seulement deux de ses romans sont traduits dans notre langue. L’un d’eux traînait dans une foire aux livres et s’est retrouvé dans mes achats.
Je vous parle très vite de ma lecture de celui-ci et de l’autre, acquis un peu plus tard.

Dorothy B. Hughes quelque part sur la Toile

Avant de parcourir l’œuvre de Dorothy B. Hughes et comme pour tou·te·s les auteur·e·s dont je parle sur le site, je me suis d’abord intéressé, en guise d’introduction, à la présence de la romancière en ligne.

En ce qui concerne la partie francophone, le tour est assez vite fait. En dehors des chroniques concernant la réédition de son livre majeur, Un homme dans la brume d’abord titré Tuer ma solitude, pas grand-chose à se mettre sous les yeux. A l’exception d’un article dans l’incontournable encyclopédie collaborative, difficile de dénicher un texte généraliste sur cette romancière qui a pourtant marqué les premières décennies du roman noir. Pour les lecteurs francophones, il ne reste plus qu’à s’échapper de la Toile et lire l’entrée qui lui est consacrée dans le Dictionnaire des Littératures Policières ou de fouiller dans les greniers ou bibliothèques pour parcourir l’entretien qu’elle avait accordé à la revue Polar en 1983 dans son numéro 27, le sixième de la nouvelle formule. Et c’est à peu près tout… ou il faut maîtriser la langue de Joyce Carol Oates.
En allant voir du côté anglo-saxon, on trouve, en effet, un peu plus de lecture pour se familiariser avec cette auteure. Tout d’abord sur le site de Sarah Weinman, Women Crime Writers, une page lui est consacrée. Une analyse plus fouillée nous est proposée sur Crime Reads par Dwyer Murphy, il y met en avant l’un de sentiments principaux qui parcourt les œuvres de la romancière, l’effroi. La postface que l’on peut lire dans la dernière édition d’Un homme dans la brume est également accessible dans sa version originale sur the Paris Review. Enfin, Sarah Weinman s’est fendue d’un article beaucoup plus développé que la présentation évoquée plus haut, c’était pour le Los Angeles Review of Books.
Avec ces quatre articles en anglais, une approche intéressante de l’œuvre de Dorothy B. Hughes est possible.

Dans les prochaines semaines, je vais m’atteler, à mon tour, à vous faire découvrir l’écrivaine en partageant avec vous mes impressions de lecture. Une romancière dont je n’avais pas entendu parler avant de me pencher sur le sujet des auteures de polar pour une série d’articles dans l’excellent noir magazine L’Indic (et je ne dis pas ça parce que j’y contribue un peu) et dénicher son nom dans les études que Benoït Tadié a consacré au roman noir.

Virginie Despentes et la Toile

Lorsqu’elle arrive dans le paysage littéraire français, Virginie Despentes est aussi surprise que ceux qui vont la lire. C’est un manuscrit qu’elle croyait perdu, écrit deux ans auparavant, qui est publié par Florent Massot. Une arrivée qui marque. Qui aura provoqué des réactions particulièrement contrastées.

Pour faire le tour de l’auteure, pas sûr qu’Internet soit le bon endroit, pas sûr d’ailleurs qu’elle ait déjà dévoilé autant que ça d’elle. Après tout, une écrivaine donne à voir son œuvre, pas forcément autre chose… et c’est bien les romans qui intéressent les lecteurs, pour la vie et tous ses petits secrets, il y a les abonnements à certains magazines. Despentes ne se cache pas vraiment, elle est engagée, profite de sa notoriété pour certains combats et c’est sûrement ce qui lui importe le plus.

Si vous souhaitez la cerner un peu mieux, voici quand même quelques sites, quelques pages qui nous permettent de la connaître davantage.

Son éditeur nous parle d’elle et de son actualité, comme il se doit. L’encyclopédie collaborative désormais incontournable nous offre dans un article une synthèse de ce qu’on sait d’elle, de ce qu’on dit de son œuvre. Brut se fend d’une présentation rapide à travers une vidéo de 3 minutes. France Culture nous propose également une courte biographie de la romancière et passe en revue son actualité, sur son antenne ou ailleurs. Sens Critique parcourt ses publications (il n’y a pas que des romans).

Enfin, pour mesurer le chemin parcouru par l’auteure depuis ses débuts et la place qu’elle occupe désormais dans le paysage littéraire (peut-être que le chemin effectué par le milieu germanopratin est aussi à prendre en compte), il y a cet article du Figaro qui rend compte du prix qu’à reçu Virginie Despentes cette année, il s’agit de celui décerné par la BNF. On n’oubliera pas qu’elle fait désormais partie du jury du prestigieux prix Goncourt.

Je vais me contenter, pour ma part, de vous parler de ses romans très bientôt. Ils ont leur place dans le genre privilégié sur Mœurs Noires même si il est rare qu’une femme soit considérée comme auteure de roman noir…

Benjamin Whitmer sur le Net et sous mes yeux

Benjamin Whitmer a conquis les lecteurs français de romans noirs depuis trois romans. Dès le premier, il a eu ses aficionados… mais il lui reste semble-t-il a faire de même outre-Atlantique tant sa présence sur la toile paraît être plus importante par chez nous que dans ces Etats-Unis qu’il décrit avec un tel talent.

 

Pas de page en anglais dans l’encyclopédie en ligne qui a supplanté les imprimées incontournables il y a quelques années encore. Sa page en français est légère mais elle existe. Il faut ensuite bien fouiller pour dénicher quelques sites qui nous parlent un peu de lui. Outre la biographie de son éditeur en France, les éditions Gallmeister, on peut trouver quelques occasions de l’entendre, comme dans l’Humeur vagabonde sur France Inter, ou de le voir, comme dans la Grande Librairie sur France 5. Il a même eu les honneurs de Télérama et de son émission Le cercle polar. En dehors de cela, il se fait rare, ce sont principalement ses romans qui ont les honneurs des chroniques, ce qui n’est après tout pas si étonnant ni illogique.

La parution de ses deux premiers bouquins lui ont valu également les honneurs de quelques entretiens dans sont pays, comme sur Fiction Unbound, LitReactor, Electric Lit ou Mystery People. Mais il s’avère relativement peu présent, je ne suis même pas sûr que la version originale de son dernier roman paru par ici, Évasion, ait été publiée dans son pays.

 

En attendant les critiques dont il a bénéficié ici m’ont poussé à le lire et je vous parle très bientôt de ces lectures.

Léo Malet, anar entoilé

Même s’il fut un temps oublié, manquant de reconnaissance, Léo Malet est bien présent sur la Toile, revenu en grâce, reconnu, avant l’avènement du vaste réseau.

 

Si l’on veut faire connaissance avec l’écrivain, on a l’embarras du choix, preuve de la reconnaissance dont il jouit à présent.

Il bénéficie ainsi d’une page et d’un dossier sur le site du CNC, pour nous rappeler qu’il a aussi tâté du cinéma, une présentation est également accessible sur le site Babelio. Il a les honneurs du site Terres d’écrivains, qui va même jusqu’à suivre les pas du narrateur de Brouillard au Pont de Tolbiac (à ne lire que si vous connaissez l’intrigue ou ne voyez pas d’inconvénient à ce que l’histoire vous soit dévoilée).

On peut aller plus loin avec l’article que Wikipédia ne manque pas de lui consacrer et dont la taille atteste du nombre d’études existant déjà sur l’écrivain, 13ème Rue s’est Les enquêtes de Nestor Burma et les Nouveaux Mystères de Pariségalement fendu d’un dossier presqu’aussi complet que l’encyclopédie collaborative. Le papier que lui a consacré François Rivière dans Libération au moment de sa disparition est également bien fourni.

 

Pour attester de la reconnaissance à laquelle il a désormais droit, il suffit de constater que la République des lettres lui fait une place au travers du texte d’André Vanoncini. Cette reconnaissance arrivée tardivement, il l’a quand même touchée du doigt, invité d’Apostrophes, et certaines de ses convictions particulièrement nauséabondes ont été imprimées, dans Libération notamment. C’est aussi ce que nous rappelle Céline du Chéné dans l’émission qu’elle lui a consacré en 2012 pour la série Une vie, une œuvre de France Culture, dans laquelle on retrouve d’ailleurs Patrick Pécherot qui, tout comme pour Amila, un autre “père du roman noir français”, souligne la dette qu’il a pour Malet et l’hommage qu’il lui a rendu dans sa trilogie des brouillards. La station de Radio France propose d’ailleurs un ensemble d’émissions consacrées à l’écrivain qui finissent de nous convaincre qu’il est désormais considéré comme un écrivain important dans la littérature française du vingtième siècle.

 

Pour finir, on peut aller sur le site de l’Université de Namur proposant notamment une bibliographie assez riche des œuvres du romancier.

Et, enfin, n’oublions pas que Léo Malet a sévi dans le genre qui nous intéresse plus particulièrement, Oncle Paul s’est ainsi penché sur le recueil de textes autobiographiques qu’a composé Francis Lacassin, l’un des spécialistes de l’écrivain.

 

L’œuvre de Léo Malet, comme celle d’autres écrivains, présente un intérêt supplémentaire, celui de témoigner d’une époque et d’une ville, Paris. C’est ce que nous rappelle Terres d’écrivains cité plus haut et Lucette Le Van-Lemesle dans un article de 2004 paru dans Sociétés & Représentations que Cairn propose en ligne.Polar n°8 dossier Léo Malet

Après ce tour d’horizon pour une meilleure connaissance de Léo Malet, auquel d’ailleurs Polar avait consacré un dossier dans son numéro 8, il va être temps de passer aux lectures de ses romans.

Séverine Chevalier sur la Toile

Les trois romans de Séverine Chevalier sont pas mal chroniqués sur la Toile et les avis semblent, pour ceux que je lis, proches d’un certain consensus. Mais, outre ce concert de louanges, dont j’ai tendance en temps ordinaire à me méfier, craignant la déception, il y a deux autres éléments qui m’ont donné envie de tenter le coup.

Le premier est son éditeur, Cyril Herry, dont les jeunes éditions Ecorce proposent un catalogue déjà plein de pépites et que j’avais croisé virtuellement (et même une fois, trop rapidement, en chair et en os) du temps de Pol’Art Noir, ce qui m’avait permis d’apprécier ses avis et la personnalité qui pointait derrière. Le deuxième élément aura été l’avis de Philippe Cottet, longtemps en une du Vent Sombre, affirmant, dans mes souvenirs puisqu’il n’est plus accessible, que la lecture de Clouer l’Ouest (ou était-ce Recluses ?) l’avait convaincu de continuer à parler de bouquins et de ne pas arrêter ses comptes rendus de lecture comme il en avait eu un temps l’intention.

Bref tout cela conjugué a fait que j’ai ouvert les romans de Séverine Chevalier.

 

Une romancière qui reste très énigmatique puisque logiquement on peut surtout lire des billets autour de ses romans. Au point que, comme pour ses personnages, il faut parfois laisser place à notre imagination. Juste à côté des avis sur ses romans, comme par exemple Recluse, son premier, Philippe Cottet a glissé une brève biographie de la romancière. Nous apprenons ainsi qu’elle est née en 1973 à Lyon et vit en Auvergne. Sur Polars Pourpres, il y a accord sur l’année de naissance mais on nous dit qu’elle vit à Marseille. Peut-être est-elle passée par l’Auvergne avant de s’installer à Marseille, ou serait-ce l’inverse ?

Grâce à l’entretien qu’elle a accordé à Robert Guinot pour La Montagne, on est fixé sur la petite énigme précédente puisqu’elle nous apprend qu’elle est passée par Marseille avant de s’installer en Auvergne. Ouf, énigme résolue ! Mais pour le reste, l’entretien évoque ce qui nous intéresse le plus, son parcours autour de l’écriture. L’approche qu’elle en a. Pour connaître encore mieux sa manière de l’appréhender, il y a également son entretien avec Cassiopée sur le site Un Polar Collectif.

 

Il ne me reste plus maintenant qu’à vous parler à mon tour de mes lectures de ses romans.

Horace McCoy sur la Toile

C’est au tour d’un des pionniers du roman noir d’entrer sur le blog.

Horace McCoy n’a pas eu la même reconnaissance dans son pays que de ce côté-ci de l’Atlantique. Il faut dire qu’il avait décidé de prendre ces compatriotes à rebrousse-poil en décrivant les laissés pour compte du rêve américain. En montrant la face cachée de ce pays qui ne voulait voir que sa réussite. En cela, il fut un auteur de roman noir et son œuvre reste une œuvre à lire.

 

Sur la Toile, le romancier paraît plus présent par chez nous mais ma recherche n’a pas été exhaustive et il a tout de même bénéficié de quelques études de son œuvre aux Etats-Unis.

L’article que lui consacre Wikipédia, tout comme celui de la République des Lettres, peuvent être une bonne entrée en matière pour se familiariser avec l’écrivain. Pour aller plus loin, le portrait qui lui est consacré sur Warner Bros est également intéressant. Mais celui qui est le plus documenté et qui pousse le plus loin l’analyse est le billet que Marc Villard a écrit sur son blog, il donne à la fois envie de lire les romans de McCoy et les livres qui parlent de l’auteur et dont il nous offre une bibliographie à la fin de son texte.

De l’autre côté de l’océan, outre la courte présentation de Good Reads, on lira avec intérêt l’article de Chris Routledge sur The Venetian Vase.

 

C’est donc à mon tour de parler des romans de McCoy, ce que je ne vais pas tarder à faire, après une courte explication sur son arrivée sur Mœurs Noires.

William McIlvanney sur la toile et dans ma bibliothèque

William McIlvanney est un romancier venu au noir après avoir débuté dans une littérature plus classique. Tâtant également de la poésie, il a été politiquement engagé toute sa vie.

Sur la toile, il est bien présent, la faute sans doute à sa disparition encore récente, le 5 décembre 2015.

L’annonce par BBC News est encore en ligne, agrémentée d’une présentation qui le qualifie notamment de “voix des classes laborieuses”. The Conversation s’était également fendu d’un article au moment de l’événement, le présentant comme un génie littéraire et socialiste. Alan Taylor avait signé une nécrologie à cette occasion pour The Herald. Un an après sa disparition, c’était son frère, Hugh, journaliste sportif, qui lui consacrait un texte, toujours pour le journal écossais.

Mais la notoriété de McIlvanney n’a pas explosé au moment de son décès, en témoignent plusieurs pages en ligne, celle que Stuart Kelly avait signé en 2006 pour The Telegraph, par exemple, à l’occasion de la sortie de Week End, ou encore celle du British Council retraçant sa vie, proposant une approche critique de son œuvre et listant les récompenses qu’il a obtenues. Enfin pour commencer à approcher son œuvre, dans sa langue maternelle, on peut aller voir du côté de Fantastic Fiction et de la bibliographie qu’il a établie le concernant.

A l’annonce de sa mort, le France n’était pas en reste, Bruno Corty signant un texte pour Le Figaro, tout comme la Culture Box de FranceTV Info. On peut leur préférer l’entretien qu’il avait accordé à Velda pour son Blog du polar et qu’elle a publié en hommage. Cela permet de s’approcher de son œuvre, de la même manière que l’article qu’avait consacré Christine Ferniot sur Télérama à la réédition de la trilogie autour de Jack Laidlaw. Après toutes ces informations, pour refaire le point sur ce que l’on peut savoir du romancier, il y a la page qui lui est consacrée sur Polars Pourpres ou encore celle sur Wikipédia.

On peut enfin noter la page qui lui rend hommage sur Facebook, un mémorial pas si courant.

C’est parce qu’il était présenté comme le “parrain” du “Tartan Noir”, ce mouvement de l’éclosion du roman noir écossais, et comme un écrivain social que j’ai ouvert ses romans, le premier d’entre eux traduits en France lorgnant sérieusement vers le roman naturaliste. Je vais bien sûr reparler très prochainement de ma lecture de ses romans.

Marc Behm entoilé malgré tout

Nouvel auteur sur Mœurs Noires, Marc Behm était un romancier discret. Au point que sa mort n’a été rendue publique que quelques temps après. Malgré ce peu de publicité autour de l’auteur, sa notoriété est là comme la Toile en atteste au travers de quelques articles qui par leur qualité témoignent de l’intérêt que lui portent ceux qui l’ont lu.

C’est Sabrina Champenois qui évoque dans un article pour Libération le décalage entre sa mort et son annonce avant de poursuivre sur une évocation de l’écrivain assez intéressante. Présentant le même intérêt, deux autres articles sont accessibles en ligne, l’un de Pascal Perrot sur Brouillons de culture, l’autre sur 13ème rue.

Un documentaire lui avait été également consacré en 1995, réalisé par Olivier Bourbeillon et produit par Paris-Brest.

Outre-Manche, il a fait l’objet de deux articles dans le Guardian, l’un de Christopher Hawtree, l’autre de l’un de ses éditeurs anglais, Maxim Jakubowski.

En ce qui me concerne, Marc Behm a d’abord été associé à Mortelle Randonnée, la seconde collaboration entre Michel Audiard, Claude Miller et Michel Serrault. Il m’aura fallu quelques années pour en venir aux romans de l’écrivain à l’origine d’autres films comme Charade de Stanley Donen ou Help de Richard Lester, celui avec les Beatles.

Après ces petites lectures pour mieux connaître l’auteur et qui dévoilent quelques intrigues (on appelle aussi ça des spoilers, non ?), donc à éviter si vous voulez garder l’attrait de la découverte, je vais vous parler des miennes concernant ses romans, à commencer par La Reine de la nuit, le premier d’entre eux.