Séverine Chevalier sur la Toile

Les trois romans de Séverine Chevalier sont pas mal chroniqués sur la Toile et les avis semblent, pour ceux que je lis, proches d’un certain consensus. Mais, outre ce concert de louanges, dont j’ai tendance en temps ordinaire à me méfier, craignant la déception, il y a deux autres éléments qui m’ont donné envie de tenter le coup.

Le premier est son éditeur, Cyril Herry, dont les jeunes éditions Ecorce proposent un catalogue déjà plein de pépites et que j’avais croisé virtuellement (et même une fois, trop rapidement, en chair et en os) du temps de Pol’Art Noir, ce qui m’avait permis d’apprécier ses avis et la personnalité qui pointait derrière. Le deuxième élément aura été l’avis de Philippe Cottet, longtemps en une du Vent Sombre, affirmant, dans mes souvenirs puisqu’il n’est plus accessible, que la lecture de Clouer l’Ouest (ou était-ce Recluses ?) l’avait convaincu de continuer à parler de bouquins et de ne pas arrêter ses comptes rendus de lecture comme il en avait eu un temps l’intention.

Bref tout cela conjugué a fait que j’ai ouvert les romans de Séverine Chevalier.

 

Une romancière qui reste très énigmatique puisque logiquement on peut surtout lire des billets autour de ses romans. Au point que, comme pour ses personnages, il faut parfois laisser place à notre imagination. Juste à côté des avis sur ses romans, comme par exemple Recluse, son premier, Philippe Cottet a glissé une brève biographie de la romancière. Nous apprenons ainsi qu’elle est née en 1973 à Lyon et vit en Auvergne. Sur Polars Pourpres, il y a accord sur l’année de naissance mais on nous dit qu’elle vit à Marseille. Peut-être est-elle passée par l’Auvergne avant de s’installer à Marseille, ou serait-ce l’inverse ?

Grâce à l’entretien qu’elle a accordé à Robert Guinot pour La Montagne, on est fixé sur la petite énigme précédente puisqu’elle nous apprend qu’elle est passée par Marseille avant de s’installer en Auvergne. Ouf, énigme résolue ! Mais pour le reste, l’entretien évoque ce qui nous intéresse le plus, son parcours autour de l’écriture. L’approche qu’elle en a. Pour connaître encore mieux sa manière de l’appréhender, il y a également son entretien avec Cassiopée sur le site Un Polar Collectif.

 

Il ne me reste plus maintenant qu’à vous parler à mon tour de mes lectures de ses romans.

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Horace McCoy sur la Toile

C’est au tour d’un des pionniers du roman noir d’entrer sur le blog.

Horace McCoy n’a pas eu la même reconnaissance dans son pays que de ce côté-ci de l’Atlantique. Il faut dire qu’il avait décidé de prendre ces compatriotes à rebrousse-poil en décrivant les laissés pour compte du rêve américain. En montrant la face cachée de ce pays qui ne voulait voir que sa réussite. En cela, il fut un auteur de roman noir et son œuvre reste une œuvre à lire.

 

Sur la Toile, le romancier paraît plus présent par chez nous mais ma recherche n’a pas été exhaustive et il a tout de même bénéficié de quelques études de son œuvre aux Etats-Unis.

L’article que lui consacre Wikipédia, tout comme celui de la République des Lettres, peuvent être une bonne entrée en matière pour se familiariser avec l’écrivain. Pour aller plus loin, le portrait qui lui est consacré sur Warner Bros est également intéressant. Mais celui qui est le plus documenté et qui pousse le plus loin l’analyse est le billet que Marc Villard a écrit sur son blog, il donne à la fois envie de lire les romans de McCoy et les livres qui parlent de l’auteur et dont il nous offre une bibliographie à la fin de son texte.

De l’autre côté de l’océan, outre la courte présentation de Good Reads, on lira avec intérêt l’article de Chris Routledge sur The Venetian Vase.

 

C’est donc à mon tour de parler des romans de McCoy, ce que je ne vais pas tarder à faire, après une courte explication sur son arrivée sur Mœurs Noires.

William McIlvanney sur la toile et dans ma bibliothèque

William McIlvanney est un romancier venu au noir après avoir débuté dans une littérature plus classique. Tâtant également de la poésie, il a été politiquement engagé toute sa vie.

Sur la toile, il est bien présent, la faute sans doute à sa disparition encore récente, le 5 décembre 2015.

L’annonce par BBC News est encore en ligne, agrémentée d’une présentation qui le qualifie notamment de “voix des classes laborieuses”. The Conversation s’était également fendu d’un article au moment de l’événement, le présentant comme un génie littéraire et socialiste. Alan Taylor avait signé une nécrologie à cette occasion pour The Herald. Un an après sa disparition, c’était son frère, Hugh, journaliste sportif, qui lui consacrait un texte, toujours pour le journal écossais.

Mais la notoriété de McIlvanney n’a pas explosé au moment de son décès, en témoignent plusieurs pages en ligne, celle que Stuart Kelly avait signé en 2006 pour The Telegraph, par exemple, à l’occasion de la sortie de Week End, ou encore celle du British Council retraçant sa vie, proposant une approche critique de son œuvre et listant les récompenses qu’il a obtenues. Enfin pour commencer à approcher son œuvre, dans sa langue maternelle, on peut aller voir du côté de Fantastic Fiction et de la bibliographie qu’il a établie le concernant.

A l’annonce de sa mort, le France n’était pas en reste, Bruno Corty signant un texte pour Le Figaro, tout comme la Culture Box de FranceTV Info. On peut leur préférer l’entretien qu’il avait accordé à Velda pour son Blog du polar et qu’elle a publié en hommage. Cela permet de s’approcher de son œuvre, de la même manière que l’article qu’avait consacré Christine Ferniot sur Télérama à la réédition de la trilogie autour de Jack Laidlaw. Après toutes ces informations, pour refaire le point sur ce que l’on peut savoir du romancier, il y a la page qui lui est consacrée sur Polars Pourpres ou encore celle sur Wikipédia.

On peut enfin noter la page qui lui rend hommage sur Facebook, un mémorial pas si courant.

C’est parce qu’il était présenté comme le “parrain” du “Tartan Noir”, ce mouvement de l’éclosion du roman noir écossais, et comme un écrivain social que j’ai ouvert ses romans, le premier d’entre eux traduits en France lorgnant sérieusement vers le roman naturaliste. Je vais bien sûr reparler très prochainement de ma lecture de ses romans.

Marc Behm entoilé malgré tout

Nouvel auteur sur Mœurs Noires, Marc Behm était un romancier discret. Au point que sa mort n’a été rendue publique que quelques temps après. Malgré ce peu de publicité autour de l’auteur, sa notoriété est là comme la Toile en atteste au travers de quelques articles qui par leur qualité témoignent de l’intérêt que lui portent ceux qui l’ont lu.

C’est Sabrina Champenois qui évoque dans un article pour Libération le décalage entre sa mort et son annonce avant de poursuivre sur une évocation de l’écrivain assez intéressante. Présentant le même intérêt, deux autres articles sont accessibles en ligne, l’un de Pascal Perrot sur Brouillons de culture, l’autre sur 13ème rue.

Un documentaire lui avait été également consacré en 1995, réalisé par Olivier Bourbeillon et produit par Paris-Brest.

Outre-Manche, il a fait l’objet de deux articles dans le Guardian, l’un de Christopher Hawtree, l’autre de l’un de ses éditeurs anglais, Maxim Jakubowski.

En ce qui me concerne, Marc Behm a d’abord été associé à Mortelle Randonnée, la seconde collaboration entre Michel Audiard, Claude Miller et Michel Serrault. Il m’aura fallu quelques années pour en venir aux romans de l’écrivain à l’origine d’autres films comme Charade de Stanley Donen ou Help de Richard Lester, celui avec les Beatles.

Après ces petites lectures pour mieux connaître l’auteur et qui dévoilent quelques intrigues (on appelle aussi ça des spoilers, non ?), donc à éviter si vous voulez garder l’attrait de la découverte, je vais vous parler des miennes concernant ses romans, à commencer par La Reine de la nuit, le premier d’entre eux.

Paul Cain rattrapé par la Toile

Comme beaucoup des pionniers du roman noir, Paul Cain a sévi au Black Mask. Je sais qu’il s’agit là d’un raccourci pour parler des débuts du roman noir mais pour aller plus loin sur le sujet autant lire. Il y a quelques bouquins qui en parlent plus ou moins bien et qui permettent de se faire une idée sur le sujet, Le roman noir américain d’Alain Lacombe ou Le polar américain : la modernité et le mal de Benoît Tadié peuvent être de bonnes entrées en matière sur le sujet. Mais revenons à notre mouton, Paul Cain, né George Carol Sims, à la trajectoire somme toute classique, passant du roman noir (un seul) et des nouvelles pour pulp aux scénarii pour Hollywood, sans réel succès. Il aura changé de nom au passage, devenant Peter Ruric.

Moins connu que Hammett, il est beaucoup moins présent sur la Toile. Mais on peut quand même se familiariser avec son histoire en fouillant un peu.

En français, on a ainsi, pour commencer, une biographie rapide sur Polars Pourpres. L’auteur est évoqué sur Mémoires de guerre dans l’article consacré à Mirna Loy qu’il aurait conseillée pour son pseudonyme. Pour une synthèse de ce que l’on peut trouver, l’article de Wikipédia à son propos semble assez complet.

Cet article de l’encyclopédie citant notamment deux sources intéressantes en anglais. L’une sur Detnovel.com de William Marling, l’autre sur Blackmaskmagazine.com retranscrivant une introduction à une anthologie sur l’auteur, introduction signée Boris Dralyuk et constituant a priori le texte le plus complet sur la vie de l’écrivain.

Voilà tout ce que l’on peut trouver sur un auteur discret d’une œuvre réduite mais faisant parti des précurseurs du roman noir. Je vous parle prochainement des deux livres traduits chez nous, un roman et un recueil de sept nouvelles.

Duane Swierczynski sur la Toile

Swiercynski est apparu dans le paysage du polar il n’y a pas si longtemps. En 2005 paraissait son premier polar, pour ce qui pourrait nous intéresser.

Sur la toile, il n’est pas non plus omniprésent, ayant même tendance à se faire plus discret au fur et à mesure. Plus discret personnellement, laissant les autres parler de lui un peu plus au fur et à mesure.

Scénariste de comics, on le trouve tout naturellement du côté des sites spécialisés dans le domaine de la bande dessinée. Ainsi, sur Canal BD et sur BD.net, on trouve sensiblement les mêmes informations sur son travail dans ce type de fiction, au point de se demander s’il ne s’agit du même site. Ce travail de Swierczynski nous est confirmé également dans son pays, directement, notamment sur le site de Marvel.

Pour ce qui nous concerne et les livres que nous prisons plus, une page à propos du romancier existe sur Polars pourpres, une autre sur Zone livre et, bien sûr, sur l’incontournable encyclopédie collaborative.

Pour aller plus loin, du côté anglo-saxon, on trouve un entretien sur Stay Thirsty, un autre sur Mystery People. Il y a aussi une page sur l’autre site incontournable, Fantastic Fiction.

Mais comme malgré tout, on n’est jamais mieux servie que par soi-même, notre curiosité peut être satisfaite grâce à l’auteur lui-même, au travers de son agent, de son compte Twitter ou de sa page de présentation personnelle sur son ancien blog.

 

Je vais bientôt m’y mettre aussi et présenter ses romans après avoir parlé de ma rencontre avec son œuvre.

John Le Carré pris dans la Toile

John Le Carré est apparu bien avant le web mais il a été rattrapé par le réseau. La parution d’un ouvrage récent, Le tunnel aux pigeons, des mémoires, n’y est pas pour rien. Sa notoriété non plus.

A propos de ce dernier ouvrage, recueil d’histoires autour de sa vie plutôt qu’autobiographie, il y a pléthore d’articles. Hubert Artus chez Marianne en a parlé ici, Claude Grimal sur En attendant Nadeau , John E. Jackson pour Le Temps dans cet article, Philippe Lançon pour Libération dans celui-ci et, outre-Manche, Luke Harding dans celui-là, qui présente l’intérêt supplémentaire d’offrir la lecture d’un extrait d’Un traître à notre goût par Damian Lewis.

Puisqu’il s’agit d’un ouvrage biographique, vous en saurez plus sur l’auteur à travers la lecture de ces pages. John Le Carré, pseudonyme de David Cornwell, y a cédé quelques secrets.

Pour aller plus loin dans la connaissance du romancier qui a permis au roman d’espionnage de ne plus être seulement une littérature de genre, on peut consulter d’autres sites.

Dans la langue de Molière, une visite de l’endroit où il vit nous est proposée par François Busnel pour L’express. Bruno Corty parcours son œuvre pour Le Figaro. Son éditeur, Le Seuil, en marge de la parution du fameux dernier bouquin, nous offre une lecture de sa préface par John Le Carré lui-même. Et enfin, après une anecdote de Bernard Pivot concernant une cravate, on peut lire aussi un entretien accordé à François Armanet et Gilles Anquetil pour le Nouvel Obs.

Dans la langue de Shakespeare, deux entretiens de grande qualité sont publiés l’un, accordé à Philipp Sands, par le Financial Times, l’autre, accordé à George Plimpton, par The Paris Review.

Pour finir, et toujours en anglais, David Denby s’est posé la question, pour The New Yorker, de quel est le meilleur roman de l’écrivain.  Un écrivain qui comme beaucoup de ses collègues anglo-saxons possède son site officiel.

Si après ça, vous voulez encore en apprendre sur John Le Carré et surtout sur son œuvre, il vous suffit d’attendre un peu et je vous parle de mes lectures de ses romans très prochainement.