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René Belletto, Le revenant

Si vous avez manqué le début (4ème de couv’)

A Barcelone, Marc n’a trouvé qu’un cimetière. Celui où repose sa femme, Isabelle. Depuis, le prof de musique a refermé l’étui de sa guitare. Et de tous ses rêves, ne lui reste que son fils, Eric.

C’est lui qu’il est venu retrouver à Lyon. Mais sur les rives de sa ville natale, le destin a prévu d’autres rendez-vous… Flingues imprévus, imprévisibles tueurs, des rendez-vous d’angoisse qui jettent bientôt Marc sur les routes ironiques, cruelles et dangereuses de son passé.

De Lyon à Nice, d’Italie en Sicile, de cadavres en cauchemars, le voyage s’accélère et s’emballe. Véritables Fangio des dérives fatales (de sa 403 !), Marc dévale gentiment toute la pente. Au risque de descendre plus loin encore, du côté de l’enfer, tout au sud de la poisse, du sang et des souvenirs.

Les dix premières lignes

Je n’ai pas le courage de remonter à la mort d’Isabelle, qui marque sans doute le véritable début de cette histoire. Non plus de commencer par mes retrouvailles avec Eric. Je m’en tiendrai je crois à un compromis : évoquer brièvement mon voyage de retour et m’abandonner, quand je m’en sens la force, à divers souvenirs et anticipations.

Un mois et quelques jours après la mort de ma femme, je quittai Barcelone et rentrai à Lyon, ma ville natale.

Comment le temps avait passé durant ces trente-sept jours (je venais de refaire le calcul exact à l’instant où un camion hargneux, « Déménagez vous-mêmes », me doublait pour la quatrième fois), ces trente-sept qui me semblent un seul dans ma mémoire, j’ai peine à l’imaginer.

Un commentaire personnel

Attention, grand roman, grand auteur !

A peine ouvert, il vous embarque pour un voyage époustouflant. La conduite de Marc, le personnage principal, n’y est pas étrangère. Conduite automobile et conduite face aux événements… Peu de choses vont lui être épargnées, la descente va être longue.

Belletto fait de la voiture de Marc un personnage important, des heures de conduite de vrais moments de l’histoire. On voyage et il y a tout ou presque.

On est parfois (souvent ?) au bord du fou rire, à d’autres moments, la gorge se noue, l’émotion est forte. Des ébats torrides (plus ou moins), de la sueur, du cambouis, de la violence et des sentiments. Il y a tout, je vous dis. Comme dans la vie. Même si on ne vivra jamais ce que vit Marc. Et ce n’est pas plus mal. Mais qu’est-ce qu’on aime lire ces aventures ! Dur de lâcher le livre, on a envie en permanence de connaître la suite. D’autant plus qu’on sent que Belletto a mis beaucoup de lui-même dans l’histoire, c’est tellement bien raconté à la première personne qu’on est persuadé que l’aventure s’est déroulé comme on la lit… Et que celui qui nous la raconte est bien celui qui l’a vécue.

Un grand livre, fort et prenant. Un grand livre d’un grand auteur.

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Les autres romans de René Belletto, les deux autres de sa première trilogie lyonnaise, Sur la Terre comme au Ciel et L’enfer.

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